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Algèbre et démonstrations : six exercices originaux

Choisissez une méthode de démonstration ou de calcul, travaillez le pgcd, Bézout, les équations entières, les congruences et les racines complexes, puis vérifiez six exercices originaux corrigés.

Nablio · 6 questionsPublié le

Exercez-vous à la récurrence, au pgcd et aux identités de Bézout, aux équations en nombres entiers, aux congruences et aux racines complexes. Révisez les exemples résolus, puis essayez six exercices rédigés par Nablio. Chaque exercice comprend un corrigé complet et un barème indicatif.

Choisir une méthode

  • L’énoncé porte sur tous les entiers n à partir d’une valeur donnée : envisagez une récurrence. Vérifiez d’abord si une preuve directe serait plus simple.
  • Vous cherchez pgcd⁡(a,b)\operatorname{pgcd}(a,b), ou des entiers u et v tels que au+bv=pgcd⁡(a,b)au+bv=\operatorname{pgcd}(a,b) : utilisez l’algorithme d’Euclide, puis remontez les égalités.
  • Vous cherchez toutes les solutions entières de ax+by=cax+by=c : vérifiez d’abord la condition de divisibilité liée au pgcd.
  • Vous cherchez un reste ou les solutions d’une congruence : réduisez modulo m et vérifiez l’inversibilité avant de diviser.
  • Vous calculez un quotient de complexes : multipliez par le conjugué du dénominateur. Pour les puissances et les racines, la forme trigonométrique est souvent plus pratique.

Les entiers appartiennent à Z\mathbb{Z}. La notation a∣ba \mid b signifie que b=akb=ak pour un entier k. Les modules utilisés dans les congruences sont des entiers strictement supérieurs à 1.

1 Démontrer par récurrence

Pour démontrer P(n)P(n) pour tout entier n≥n0n\ge n_{0}, établissez P(n0)P(n_{0}), puis montrez que P(k)P(k) implique P(k+1)P(k+1) pour un entier k≥n0k\ge n_{0} arbitraire. L’hypothèse de récurrence sert uniquement à établir cette implication; elle ne permet pas de supposer la conclusion vraie.

Pour une démonstration résolue complète, révisez la méthode de récurrence, puis vérifiez le premier rang et l’initialisation.

Vérifiez votre preuve. Avez-vous précisé le premier rang, formulé et utilisé l’hypothèse, puis obtenu l’expression attendue au rang k+1k+1? Quelques vérifications numériques peuvent révéler une erreur, mais ne prouvent pas un énoncé portant sur une infinité d’entiers.

2 Plus grand commun diviseur et identité de Bézout

Pour deux entiers a et b non tous deux nuls, pgcd⁡(a,b)\operatorname{pgcd}(a,b) est leur plus grand diviseur commun positif. L’identité de Bézout affirme qu’il existe des entiers u,vu,v tels que au+bv=pgcd⁡(a,b)au+bv=\operatorname{pgcd}(a,b).

L’algorithme d’Euclide repose sur la propriété suivante : si a=qb+ra=qb+r, alors pgcd⁡(a,b)=pgcd⁡(b,r)\operatorname{pgcd}(a,b)=\operatorname{pgcd}(b,r). En effet, tout diviseur de a et b divise r=a−qbr=a-qb; réciproquement, tout diviseur de b et r divise a=qb+ra=qb+r.

Exemple résolu

Calculons pgcd⁡(252,198)\operatorname{pgcd}(252,198) et trouvons une identité de Bézout :

252=198+54198=3×54+3654=36+1836=2×18.\begin{gathered}252=198+54\\198=3\times54+36\\54=36+18\\36=2\times18.\end{gathered}

Le dernier reste non nul est 18. Remontons les égalités :

18=54−36=54−(198−3×54)=4×54−198=4(252−198)−198=4×252−5×198.\begin{gathered}18=54-36\\=54-(198-3\times54)\\=4\times54-198\\=4(252-198)-198\\=4\times252-5\times198.\end{gathered}

Ainsi, pgcd⁡(252,198)=18\operatorname{pgcd}(252,198)=18, avec u=4u=4 et v=−5v=-5. Vérification numérique : 1008−990=181008-990=18.

3 Équations diophantiennes linéaires

Résoudre une équation diophantienne linéaire ax+by=cax+by=c consiste à chercher des solutions entières x,yx,y. Pour a,ba,b entiers strictement positifs et d=pgcd⁡(a,b)d=\operatorname{pgcd}(a,b), il existe des solutions si et seulement si d∣cd \mid c.

Nécessité. Puisque d divise a et b, il divise toute combinaison entière ax+byax+by et doit donc diviser c.

Suffisance. Si d∣cd \mid c, multipliez une identité de Bézout au+bv=dau+bv=d par l’entier c/dc/d pour obtenir une solution.

À partir d’une solution (x0,y0)(x_{0},y_{0}), toutes les solutions sont

x=x0+bdt,y=y0−adt,t∈Z.\begin{gathered}x=x_0+\frac{b}{d}t,\\y=y_0-\frac{a}{d}t,\\t\in\mathbb{Z}.\end{gathered}

Pour justifier que cette liste est complète, soustrayez les équations de deux solutions, puis divisez par d. Les coefficients obtenus étant premiers entre eux, b/db/d divise x−x0x-x_{0}. La substitution impose alors la variation indiquée pour y.

Exemple résolu

Résolvons 14x+21y=3514x+21y=35. Le pgcd vaut 7 et divise 35. Après division par 7, l’équation devient 2x+3y=52x+3y=5. Une solution est (1,1)(1,1), donc toutes les solutions sont

x=1+3t,y=1−2t,t∈Z.\begin{gathered}x=1+3t,\qquad y=1-2t,\\t\in\mathbb{Z}.\end{gathered}

La substitution donne 2(1+3t)+3(1−2t)=52(1+3t)+3(1-2t)=5. Si l’on impose aussi x≥0x\ge 0 et y≥0y\ge 0, les contraintes t≥−1/3t\ge -1/3 et t≤1/2t\le 1/2 ne permettent que t=0t=0. La seule solution à coordonnées non négatives est donc (1,1)(1,1).

4 Congruences et simplifications autorisées

La relation a≡b(modm)a\equiv b \pmod{m} signifie que m∣(a−b)m \mid (a-b). Les congruences sont compatibles avec l’addition et la multiplication. La division exige une précaution : a possède un inverse multiplicatif modulo m si et seulement si pgcd⁡(a,m)=1\operatorname{pgcd}(a,m)=1.

Plus généralement, ax≡b(modm)ax\equiv b \pmod{m} admet une solution si et seulement si pgcd⁡(a,m)\operatorname{pgcd}(a,m) divise b. Si d=pgcd⁡(a,m)d=\operatorname{pgcd}(a,m) divise b et d=md=m, tout entier x est une solution. Si d divise b et d<md<m, divisez a, b et m par d pour obtenir une congruence équivalente modulo m/d>1m/d>1. Conserver le module initial après cette simplification peut faire perdre des solutions.

Exemple résolu

Résolvons 7x≡5(mod12)7x\equiv 5 \pmod{12}. Comme 7×7=49≡1(mod12)7\times 7=49\equiv 1 \pmod{12}, multiplions par 7 :

x≡35≡11(mod12).x\equiv35\equiv11\pmod{12}.

Vérification : 7×11−5=727\times 11-5=72 est un multiple de 12. Toutes les solutions entières sont x=11+12tx=11+12t, t∈Zt\in \mathbb{Z}.

Attention à la simplification. La congruence 2x≡2(mod6)2x\equiv 2 \pmod{6} se réduit correctement en x≡1(mod3)x\equiv 1 \pmod{3}. Modulo 6, elle possède deux classes de solutions, représentées par 1 et 4. Écrire uniquement x≡1(mod6)x\equiv 1 \pmod{6} fait perdre une solution.

5 Calcul complexe et racines

Un nombre complexe s’écrit z=a+biz=a+bi, avec a,ba,b réels et i2=−1i^{2}=-1. Son conjugué est z‾=a−bi\overline{z}=a-bi et son module est ∣z∣=a2+b2\lvert z\rvert=\sqrt{a^2+b^2}. Ainsi, zz‾=∣z∣2z\overline{z}=\lvert z\rvert^2.

Pour les puissances et les racines, révisez les formes algébrique et trigonométrique, la formule de Moivre et la recherche de toutes les racines. Utilisez ces méthodes dans l’exercice 6 ci-dessous.

Exemple résolu

Simplifions (2−i)/(1+i)(2-i)/(1+i). Multiplions le numérateur et le dénominateur par 1−i1-i :

(2−i)(1−i)(1+i)(1−i)=1−3i2=12−32i.\begin{gathered}\frac{(2-i)(1-i)}{(1+i)(1-i)}\\=\frac{1-3i}{2}\\=\frac12-\frac32i.\end{gathered}

Pour vérifier, multipliez le résultat par 1+i1+i : vous retrouvez 2−i2-i. Pour un calcul de racines, vérifiez également leur nombre, leur caractère distinct et leur module.

Six exercices originaux

Essayez de les résoudre avant de lire les corrigés. Le barème proposé sert à l’autoévaluation; ce n’est pas un barème officiel de Waterloo.

Exercice 1 Première récurrence · 4 points

Démontrez par récurrence que 3∣(4n−1)3 \mid (4^{n}-1) pour tout entier n≥0n\ge 0.

Afficher le corrigé 1 et le barème

Pour n=0n=0, 40−1=04^{0}-1=0 est divisible par 3. Supposons que 4k−1=3q4^{k}-1=3q pour un entier q et un entier k≥0k\ge 0 arbitraire. Alors

4k+1−1=4(4k−1)+3=12q+3=3(4q+1).\begin{gathered}4^{k+1}-1=4(4^k-1)+3\\=12q+3\\=3(4q+1).\end{gathered}

Comme 4q+14q+1 est entier, la propriété est vraie au rang k+1k+1. Par récurrence, elle est vraie pour tout entier n≥0n\ge 0.

Barème : initialisation 1; hypothèse explicite 1; hérédité 1; conclusion avec domaine de validité 1.

Exercice 2 Récurrence et calcul algébrique · 5 points

Démontrez par récurrence que, pour tout entier n≥1n\ge 1,

∑k=1nk(k+1)=n(n+1)(n+2)3.\begin{gathered}\sum_{k=1}^{n}k(k+1)\\=\frac{n(n+1)(n+2)}{3}.\end{gathered}
Afficher le corrigé 2 et le barème

Pour n=1n=1, les deux membres valent 2. Supposons la formule vraie au rang n=k≥1n=k\ge 1, où k est arbitraire. Alors

∑j=1k+1j(j+1)=k(k+1)(k+2)3+(k+1)(k+2)=(k+1)(k+2)(k3+1)=(k+1)(k+2)(k+3)3.\begin{gathered}\sum_{j=1}^{k+1}j(j+1)\\=\frac{k(k+1)(k+2)}3\\\quad +(k+1)(k+2)\\=(k+1)(k+2)\left(\frac{k}3+1\right)\\=\frac{(k+1)(k+2)(k+3)}3.\end{gathered}

C’est la formule attendue au rang k+1k+1. Par récurrence, elle est donc vraie pour tout entier n≥1n\ge 1.

Barème : initialisation 1; hypothèse 1; ajout du bon terme 1; factorisation 1; conclusion 1.

Exercice 3 Algorithme d’Euclide et inverse · 5 points

Calculez pgcd⁡(391,299)\operatorname{pgcd}(391,299), donnez une identité de Bézout et expliquez si 391 possède un inverse modulo 299.

Afficher le corrigé 3 et le barème 391=299+92299=3×92+2392=4×23.\begin{gathered}391=299+92\\299=3\times92+23\\92=4\times23.\end{gathered}

Ainsi, pgcd⁡(391,299)=23\operatorname{pgcd}(391,299)=23.

En remontant les égalités :

23=299−3×92=299−3(391−299)=−3×391+4×299.\begin{gathered}23=299-3\times92\\=299-3(391-299)\\=-3\times391+4\times299.\end{gathered}

Un inverse nécessiterait 391u≡1(mod299)391u\equiv 1 \pmod{299}, soit 391u+299v=1391u+299v=1 pour des entiers u,vu,v. Tout nombre de la forme du membre de gauche est divisible par 23, alors que 1 ne l’est pas. L’inverse n’existe donc pas.

Barème : divisions euclidiennes 2; pgcd 1; identité de Bézout 1; justification de l’absence d’inverse 1.

Exercice 4 Solutions entières et contraintes de signe · 5 points

Trouvez toutes les solutions entières de 18x+30y=8418x+30y=84. Déterminez ensuite celles qui satisfont x≥0x\ge 0 et y≥0y\ge 0.

Afficher le corrigé 4 et le barème

Le pgcd vaut 6 et 6∣846 \mid 84, donc des solutions existent. Divisons par 6 :

3x+5y=14.3x+5y=14.

Une solution particulière est (3,1)(3,1). Les coefficients étant premiers entre eux, toutes les solutions entières sont

x=3+5t,y=1−3t,t∈Z.\begin{gathered}x=3+5t,\qquad y=1-3t,\\t\in\mathbb{Z}.\end{gathered}

Pour justifier que la famille est complète, soustrayons 3×3+5×1=143\times 3+5\times 1=14 de l’équation d’une solution quelconque : 3(x−3)=−5(y−1)3(x-3)=-5(y-1). Ainsi, 5∣(x−3)5 \mid (x-3), d’où x−3=5tx-3=5t et y−1=−3ty-1=-3t.

Pour obtenir des coordonnées non négatives, 3+5t≥03+5t\ge 0 impose t≥−3/5t\ge -3/5, et 1−3t≥01-3t\ge 0 impose t≤1/3t\le 1/3. Le seul entier de cet intervalle est 0. La seule solution correspondante est donc (3,1)(3,1). Vérification : 18×3+30×1=8418\times 3+30\times 1=84.

Barème : existence et réduction 1; solution particulière 1; famille complète justifiée 2; contraintes de signe 1.

Exercice 5 Congruence et contraintes simultanées · 6 points

Résolvez d’abord 14x≡8(mod30)14x\equiv 8 \pmod{30}, en donnant les représentants distincts compris entre 0 et 29. Trouvez ensuite tous les entiers qui satisfont cette congruence et x≡2(mod4)x\equiv 2 \pmod{4}.

Afficher le corrigé 5 et le barème

pgcd⁡(14,30)=2\operatorname{pgcd}(14,30)=2 divise 8. Divisons les coefficients et le module par 2 :

7x≡4(mod15).7x\equiv4\pmod{15}.

Comme 7×13=91≡1(mod15)7\times 13=91\equiv 1 \pmod{15}, on obtient x≡52≡7(mod15)x\equiv 52\equiv 7 \pmod{15}. Les représentants distincts entre 0 et 29 sont 7 et 22.

Pour traiter la deuxième condition, écrivons x=7+15tx=7+15t. Modulo 4, on obtient 3+3t≡23+3t\equiv 2, donc 3t≡3(mod4)3t\equiv 3 \pmod{4}. En multipliant par 3, t≡1(mod4)t\equiv 1 \pmod{4}. Posons t=1+4st=1+4s :

x=7+15(1+4s)=22+60s,s∈Z.\begin{gathered}x=7+15(1+4s)\\=22+60s,\qquad s\in\mathbb{Z}.\end{gathered}

Réciproquement, chaque entier de cette forme satisfait les deux congruences initiales : 14x−8=300+840s14x-8=300+840s est divisible par 30, et x−2=20+60sx-2=20+60s est divisible par 4. Cela établit la validité de la famille et son caractère complet.

Barème : réduction correcte 1; inverse et classe modulo 15 1; deux représentants modulo 30 1; substitution dans la deuxième condition 1; famille complète 1; vérification 1.

Exercice 6 Racines complexes · 5 points

Trouvez toutes les solutions complexes de z3=−8iz^{3}=-8i sous forme algébrique exacte. Justifiez que votre liste est complète.

Afficher le corrigé 6 et le barème

Écrivons

−8i=8[cos⁡(−π2)+isin⁡(−π2)].\begin{gathered}-8i=8\left[\cos\left(-\frac\pi2\right)\right.\\\left.\quad+i\sin\left(-\frac\pi2\right)\right].\end{gathered}

Ses racines cubiques ont pour module 2 et pour arguments

−π6+2πk3,k=0,1,2.\begin{gathered}-\frac\pi6+\frac{2\pi k}3,\\k=0,1,2.\end{gathered}

Elles sont donc

z0=2[cos⁡(−π6)+isin⁡(−π6)]=3−i,z1=2[cos⁡π2+isin⁡π2]=2i,z2=2[cos⁡7π6+isin⁡7π6]=−3−i.\begin{gathered}z_0=2\left[\cos\left(-\frac\pi6\right)\right.\\\left.\quad+i\sin\left(-\frac\pi6\right)\right]\\=\sqrt3-i,\\z_1=2\left[\cos\frac\pi2+i\sin\frac\pi2\right]\\=2i,\\z_2=2\left[\cos\frac{7\pi}6\right.\\\left.\quad+i\sin\frac{7\pi}6\right]\\=-\sqrt3-i.\end{gathered}

Les arguments sont distincts modulo 2π2\pi : il s’agit bien de trois racines différentes. Élever chaque expression trigonométrique au cube multiplie son argument par 3 et élève son module au cube, ce qui donne −8i-8i. Toute racine doit avoir pour module 2 et un argument vérifiant 3θ≡−π/2(mod2π)3\theta \equiv -\pi /2 \pmod{2\pi }, d’où exactement ces trois classes d’arguments. Ici, une congruence angulaire modulo 2π2\pi désigne une égalité à un multiple entier de 2π2\pi près; elle se distingue des congruences entre entiers utilisées plus haut.

Barème : forme trigonométrique 1; module et arguments des racines 1; trois formes algébriques 2; justification du caractère complet 1.

Pour aller plus loin : MATH135 de Waterloo, automne 2009

Ces évaluations de Waterloo datent de l’automne 2009. Choisissez des questions sur les notions de votre cours actuel.

Liens directs utiles :

  • Premier test : question 2 pour la récurrence; question 5(a) pour l’algorithme d’Euclide et une identité de Bézout. Corrigé officiel.
  • Examen final : question 2(b) pour les équations en nombres entiers; question 3(b) pour les systèmes de congruences; question 7 pour les nombres complexes. Corrigé officiel.

Essayez une question avant d’ouvrir son corrigé. Comparez les raisonnements, puis reprenez toute étape que vous ne pouviez pas justifier seul.

Choisir la prochaine étape

Partez d’une notion ou de l’un de ces exercices. Si vous avez une tentative de solution, vous pouvez l’utiliser pour montrer ce qui vous bloque. Obtenir de l’aide en démonstrations et en mathématiques discrètes.

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