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Pour les notions du cours et l’aide individuelle, consultez le tutorat MATH 202 à Concordia.
Une régularité peut suggérer une formule. Une démonstration explique pourquoi elle continue de fonctionner. Dans cette leçon, vous relierez une somme finie à son terme suivant, puis utiliserez ce lien pour établir un énoncé pour tous les entiers admissibles.
Avant de commencer, assurez-vous de pouvoir substituer dans une formule, développer un produit et appliquer les règles des puissances. Aucun calcul différentiel n’est nécessaire. Les exemples et exercices sont originaux; ils accompagnent les progressions et la récurrence qui peuvent figurer dans MATH 202 à Concordia, sans couvrir tout le cours.
Utilisez votre plan de cours pour choisir les notions de progressions et de récurrence à travailler.
1. Distinguer le terme de la somme
Une suite est une liste ordonnée de termes. Ici, désigne le terme de rang , où est un entier strictement positif. Pour un entier , la somme partielle additionne les premiers termes; le symbole indique une addition et l’indice parcourt les entiers de 1 à . Un terme et une somme partielle ont généralement des valeurs différentes.
Exemple expliqué
Une progression arithmétique ajoute le même réel , appelé raison, à chaque étape. Si son premier terme est , alors : atteindre le rang demande étapes. Avec et , les premiers termes sont . Ainsi, , tandis que .
Pour établir une formule de somme, écrivez les mêmes termes dans l’ordre croissant des indices, puis dans l’ordre inverse. Additionnez les deux lignes position par position. Chaque position donne , et il y a positions : On obtient le double de la somme, même si est impair; le terme central figure alors une fois dans chaque ligne.
Remplacez par , puis divisez par 2 : Pour l’exemple à quatre termes, . Cette formule donne une somme; elle ne remplace pas la formule distincte du terme .
Pour toute suite, arithmétique ou non, l’ajout du terme suivant donne Cette identité vient de la définition d’une somme partielle. Elle servira de point de départ à l’étape de récurrence.
À éviter. Ajouter comme nouveau terme. Il appartient déjà à ; le terme ajouté porte l’indice .
À vous d’essayer
Exercice guidé : soit pour tout entier , et soit . Calculez et . Vérifiez la somme en regroupant le premier terme avec le dernier, puis le deuxième avec le quatrième. Écrivez ensuite le terme ajouté pour passer de à .
Voir la réponse et le raisonnement
Calculer séparément le terme et la somme
La raison est , donc les cinq premiers termes sont . En particulier, . Les paires donnent et , et il reste le terme central 3. Ainsi, .
La formule de somme le confirme : . Un dernier terme négatif ne rend pas nécessairement la somme négative.
Ajouter le bon terme
En substituant , on obtient . Donc . L’expression représenterait l’ancien dernier terme .
2. Démontrer le passage d’un cas au suivant
Notons un énoncé défini pour les entiers . Une démonstration par récurrence comporte deux éléments : vérifier , puis montrer que implique pour un entier arbitraire . Dans cette deuxième partie, on peut supposer , car on démontre une implication conditionnelle. Supposer reviendrait à supposer le résultat qu’il reste à établir.
Exemple expliqué
Une progression géométrique multiplie par un même nombre, la raison, à chaque étape. Considérons , dont les termes sont . Démontrons pour tout entier . Ici, compte les termes; l’exposant du dernier terme est .
Cas initial : et , donc est vrai. Pour l’étape de récurrence, choisissons un entier arbitraire et supposons . L’objectif est ; écrire cet objectif n’en fait pas une égalité déjà établie.
Partons de la somme définie dans l’énoncé. Son nouveau terme est . Seule la deuxième ligne ci-dessous utilise l’hypothèse de récurrence : La dernière égalité utilise .
Nous avons établi l’objectif à partir de l’hypothèse, pour un entier admissible arbitraire. À partir du cas 1 vérifié, la même implication donne le cas 2, puis le cas 3 et tous les cas entiers suivants. Voilà pourquoi la preuve dépasse quelques vérifications numériques.
À éviter. Utiliser d’emblée la formule proposée pour comme une égalité établie. Partez de la somme ou d’un fait déjà connu, puis atteignez l’objectif.
À vous d’essayer
Repérez et corrigez la lacune : pour tout entier , soit . Une personne veut démontrer . Après un cas initial correct, elle écrit seulement « , ce qui est le résultat voulu. » Expliquez pourquoi cela ne suffit pas, puis rédigez une étape de récurrence valide et sa conclusion.
Voir la réponse et le raisonnement
Préciser ce qui reste à démontrer
Le cas suivant est énoncé sans être démontré. L’hypothèse de récurrence autorise , pas la formule de . Le cas initial est bien correct : .
Partir de la définition de la somme
Pour un entier arbitraire , supposons la formule vraie au rang . Le nouveau terme vaut , donc Le cas suivant découle maintenant de l’hypothèse. Avec le cas initial, cela démontre la formule pour tout entier .
3. Choisir l’indice initial et vérifier la constante
Une preuve doit commencer au premier indice visé par l’énoncé. Une somme allant de à contient termes lorsque . Le premier cas d’un énoncé valable pour est donc . Plus généralement, soit le premier entier admissible. Un cas initial vérifié et une implication valable pour tout entier établissent pour tout entier .
Exemple expliqué
Pourquoi l’étape de récurrence ne remplace-t-elle pas le cas initial? Revenons à . Une personne propose la formule erronée . Elle produit pourtant le bon accroissement : Mais , tandis que .
Les valeurs proposées dépassent toujours les sommes réelles de 3 : . Des différences successives identiques ne déterminent une suite qu’une fois sa valeur initiale fixée. Vérifier le cas initial révèle immédiatement cette erreur de constante.
Pour une nouvelle preuve par récurrence, écrivez trois éléments avant l’algèbre : le premier indice admissible, l’hypothèse exacte au rang et l’objectif au rang . Déduisez ensuite la variation de la somme à partir de ses bornes. Ces choix comptent davantage que la mémorisation d’une preuve type.
À éviter. Commencer à par habitude, ou considérer comme le nombre de termes lorsque l’indice inférieur de la somme n’est pas 1.
À vous d’essayer
Preuve autonome : pour tout entier , définissons . Démontrez que . Précisez le cas initial, l’hypothèse de récurrence et le nouveau terme. Vérifiez séparément le cas par addition directe.
Voir la réponse et le raisonnement
Commencer au premier indice admissible
Pour , il n’y a qu’un terme : . La formule proposée donne . Le bon cas initial est donc vérifié.
Démontrer le cas suivant
Choisissons un entier arbitraire et supposons . Le terme ajouté porte l’indice , donc il vaut . Ainsi, Comme , la dernière expression est exactement la formule proposée au rang . Le cas initial et l’étape de récurrence démontrent l’identité pour tout entier .
Vérifier le sens des bornes
Pour , les trois termes sont , donc . La formule donne . Cette vérification confirme le calcul et le nombre de termes; la preuve par récurrence établit l’énoncé pour tous les indices admissibles.
Votre prochaine séance de révision
- Si le calcul a échoué, revoyez la substitution ou la factorisation. Si l’algèbre fonctionnait mais que la preuve semblait circulaire, marquez exactement où vous avez utilisé l’hypothèse et expliquez pourquoi cet usage est permis.
- Reprenez l’exercice à indice initial décalé sans sa solution. Demandez-vous ensuite ce qui change dans le cas initial, le nombre de termes et le nouveau terme si l’indice inférieur de sommation change.
- En séance de tutorat, nous pouvons choisir le cas initial, formuler l’hypothèse de récurrence et démontrer ensemble le cas suivant, ou revoir une preuve que vous avez déjà essayée. Votre plan actuel de MATH 202 peut nous aider à choisir les notions à travailler. Le dénombrement, les inégalités, les polynômes et les nombres complexes demandent une pratique distincte lorsqu’ils figurent au plan de votre section.
Pour cette notion, essayez la leçon sur les nombres complexes : angles, puissances et racines.
Contexte officiel du cours
Description du cours MATH 202 à Concordia :
Utile pour
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