Guide de pratique indépendant

Concordia MATH 204 : examen blanc de l’intra

Huit questions originales de MATH 204 sur les systèmes, matrices, déterminants et vecteurs, avec corrigé séparé et exercices de reprise. Prévoyez environ 90 minutes; un barème indicatif sur 100 aide à vérifier votre travail.

Nablio · 8 questionsPublié le

MATH 204 évaluation de révision

Énoncés

Exercices originaux de Nablio correspondant aux semaines 1 à 6 de MATH 204 à Concordia, à l’automne 2026. Cette ressource indépendante n’est ni un examen officiel ni un ancien examen. Prévoyez environ 90 minutes pour les huit questions, puis utilisez le barème indicatif sur 100 pour vérifier votre travail.

Le plan de cours de l’automne 2026, pages 2 et 3, annonce l’examen de mi-session le 1er novembre, de 10 h à 11 h 30, sur les semaines 1 à 6. Consultez les annonces récentes de votre enseignant pour vérifier les changements et le matériel permis.

Essayez toutes les questions avant d’ouvrir le corrigé séparé. Toutes les quantités sont réelles. Donnez des réponses exactes et justifiez vos conclusions. Choisissez toute méthode valable, sauf lorsqu’on vous demande d’évaluer un raisonnement précis. Aucune calculatrice n’est nécessaire pour ces questions. Les versions française et anglaise proposent les mêmes problèmes.

Question 1

14 points

Un relevé contient ces quatre affirmations portant sur les mêmes trois nombres inconnus :

x+y=1affirmation 1,y+z=2affirmation 2,2x+z=7affirmation 3,3x+2y+2z=13affirmation 4. \begin{aligned} x+y &= 1 \enspace \text{affirmation 1,} \\ y+z &= 2 \enspace \text{affirmation 2,} \\ 2x+z &= 7 \enspace \text{affirmation 3,} \\ 3x+2y+2z &= 13 \enspace \text{affirmation 4.} \end{aligned}

Un seul des seconds membres a été mal noté. Les trois autres affirmations sont exactes, et tous les premiers membres sont corrects.

  1. Expliquez pourquoi les quatre affirmations ne peuvent pas être vraies simultanément. (3 points)
  2. Supposez que l’affirmation 4 est erronée. Trouvez son second membre corrigé et le triplet (x,y,z)(x,y,z) correspondant. (5 points)
  3. Le relevé et l’hypothèse d’une erreur unique permettent-ils d’identifier l’affirmation erronée? Appuyez votre réponse sur une correction possible d’une autre affirmation et sur un triplet satisfaisant les trois autres affirmations du relevé. (6 points)

Question 2

12 points

Soient

A=(1101),B=(101020001),C=(322222). \begin{gathered} A=\begin{pmatrix}1&1\\0&1\end{pmatrix},\\ B=\begin{pmatrix}1&0&1\\0&2&0\\0&0&1\end{pmatrix},\\ C=\begin{pmatrix}3&2&2\\2&2&2\end{pmatrix}. \end{gathered}
  1. Déterminez les dimensions que doit avoir XX pour que AXB=CAXB=C. (2 points)
  2. Trouvez toutes les matrices XX satisfaisant cette équation. Justifiez l’ordre des facteurs dans votre calcul. (7 points)
  3. Vérifiez le résultat dans l’équation initiale et justifiez l’unicité éventuelle de la solution. (3 points)

Question 3

14 points

On applique à une matrice inconnue AA de taille 3×33\times3 les opérations suivantes, dans l’ordre indiqué. Chaque opération porte sur les lignes courantes.

  1. R1↔R3R_1\leftrightarrow R_3
  2. R2←R2−2R1R_2\leftarrow R_2-2R_1
  3. R3←−R3R_3\leftarrow -R_3

La matrice finale est

U=(10101−1001). U=\begin{pmatrix}1&0&1\\0&1&-1\\0&0&1\end{pmatrix}.
  1. Retrouvez AA. (4 points)
  2. Calculez A−1A^{-1}, en justifiant l’existence de l’inverse. Vérifiez votre résultat. (6 points)
  3. Soient E1,E2,E3E_1,E_2,E_3 les matrices élémentaires correspondant aux opérations 1, 2 et 3. Un étudiant conclut que E3E2E1=A−1E_3E_2E_1=A^{-1}. Cette conclusion est-elle correcte? Donnez la relation correcte entre ces matrices. (4 points)

Question 4

10 points

Une matrice AA de taille 3×33\times3 a pour lignes r1,r2,r3r_1,r_2,r_3 et vérifie det⁡(A)=−2\det(A)=-2. Les lignes d’une matrice BB, dans l’ordre, sont

2r1+r2,r2−3r3,4r3. 2r_1+r_2,\qquad r_2-3r_3,\qquad 4r_3.

Calculez det⁡(B)\det(B) et

det⁡(3B−1AT). \det\left(3B^{-1}A^{\mathrm T}\right).

Justifiez les transformations de déterminants utilisées et expliquez pourquoi l’inverse figurant dans cette expression existe. La notation ATA^{\mathrm T} désigne la transposée de AA.

Question 5

12 points

Pour un paramètre réel tt, on considère

x+2y=t,y+z=1,2x+z=3. \begin{aligned} x+2y &= t,\\ y+z &= 1,\\ 2x+z &= 3. \end{aligned}
  1. Trouvez toutes les valeurs de tt pour lesquelles la solution vérifie x=zx=z. Justifiez votre méthode et votre conclusion sur le nombre de solutions. (6 points)
  2. Soit HH la matrice des coefficients, avec les variables dans l’ordre x,y,zx,y,z, et soit HxH_x la matrice obtenue en remplaçant sa première colonne par (t,1,3)T(t,1,3)^{\mathrm T}. Un étudiant affirme : « Lorsque det⁡(Hx)=0\det(H_x)=0, la matrice des coefficients est singulière; le système n’a donc pas de solution unique. » Trouvez toutes les valeurs de tt pour lesquelles l’hypothèse est vraie et déterminez si la conclusion en découle. (6 points)

Question 6

10 points

Soit

P=(1111). P=\begin{pmatrix}1&1\\1&1\end{pmatrix}.
  1. Donnez une matrice non nulle QQ de taille 2×22\times2 telle que PQ=02×2PQ=0_{2\times2}. (2 points)
  2. Décrivez toutes les matrices réelles QQ de taille 2×22\times2 ayant cette propriété. (4 points)
  3. Une telle matrice QQ peut-elle être inversible? Expliquez précisément si le raisonnement « P≠0P\ne0, donc on peut simplifier par PP et obtenir Q=0Q=0 » est valable. (4 points)

Question 7

14 points

Des vecteurs u,v∈R3u,v\in\mathbb R^3 vérifient

∥u∥=2,∥v∥=3,u⋅v=3. \begin{gathered} \lVert u\rVert=2,\\ \lVert v\rVert=3,\\ u\cdot v=3. \end{gathered}

Leurs coordonnées ne sont pas données. Déterminez :

  1. ∥2u−v∥\lVert2u-v\rVert. (4 points)
  2. Le cosinus de l’angle entre 2u−v2u-v et vv, et si cet angle est aigu, droit ou obtus. (4 points)
  3. La distance entre les points dont les vecteurs de position sont u+vu+v et u−vu-v. (3 points)
  4. Toutes les valeurs réelles de λ\lambda pour lesquelles λu+v\lambda u+v est orthogonal à uu. (3 points)

Expliquez pourquoi les données suffisent sans qu’il soit nécessaire de retrouver des coordonnées.

Question 8

14 points

Soient O=(0,0,0)O=(0,0,0), A=(2,0,0)A=(2,0,0) et B=(0,2,0)B=(0,2,0). Trouvez tous les points P∈R3P\in\mathbb R^3 satisfaisant les trois conditions suivantes :

  • PP est à égale distance de AA et de BB
  • ∥OP→∥=6\lVert\overrightarrow{OP}\rVert=\sqrt6
  • OP→\overrightarrow{OP} est orthogonal à (1,1,1)(1,1,1)

Justifiez que vous n’avez omis aucun point. Pour chaque point obtenu, calculez sa distance à AA, puis déterminez lequel est le plus proche de AA.

Vous avez terminé? Ouvrez « Corrigé et reprises » ci-dessous pour vérifier vos réponses et choisir un exercice de reprise.

Corrigé et reprises

MATH 204 corrigé de révision

Utilisation du corrigé

Essayez les questions avant de lire le corrigé. Utilisez le barème indicatif sur 100 pour vérifier votre travail. Accordez les mêmes points à toute méthode équivalente et valable. Si une erreur de calcul se propage dans les étapes suivantes, accordez tout de même les points au raisonnement correct qui en découle de façon cohérente. Examinez séparément toute division ou étape de raisonnement non valable.

Les huit courts exercices de reprise viennent après toutes les solutions. Les versions française et anglaise contiennent les mêmes problèmes : changer de langue ne constitue donc pas une nouvelle tentative.

Solution 1

Le quatrième premier membre est la somme des trois premiers :

(x+y)+(y+z)+(2x+z)=3x+2y+2z. \begin{aligned} &(x+y)+(y+z)+(2x+z)\\ &=3x+2y+2z. \end{aligned}

Notons bib_i le second membre de l’affirmation ii, pour i=1,2,3,4i=1,2,3,4. Pour que les quatre équations soient compatibles, il faut b4=b1+b2+b3b_4=b_1+b_2+b_3. Or, le relevé donne 1+2+7=10≠131+2+7=10\ne13. Les quatre équations inscrites sont incompatibles.

Si l’affirmation 4 est erronée, les trois premières sont exactes. À partir de x+y=1x+y=1 et de y+z=2y+z=2, on obtient y=1−xy=1-x et z=1+xz=1+x. Ainsi,

2x+z=7⟹3x+1=7, 2x+z=7\quad\Longrightarrow\quad3x+1=7,

d’où (x,y,z)=(2,−1,3)(x,y,z)=(2,-1,3). Le second membre corrigé de l’affirmation 4 est 10. On vérifie :

2−1=1,−1+3=2,4+3=7,6−2+6=10. \begin{gathered} 2-1=1,\\ -1+3=2,\\ 4+3=7,\\ 6-2+6=10. \end{gathered}

Cependant, le relevé seul ne permet pas d’identifier l’affirmation erronée. Supposons plutôt que l’erreur se trouve dans l’affirmation 1. La compatibilité impose

b1=13−2−7=4. b_1=13-2-7=4.

Le triplet (3,1,1)(3,1,1) donne x+y=4x+y=4, y+z=2y+z=2, 2x+z=72x+z=7 et 3x+2y+2z=133x+2y+2z=13. Il modifie exactement un second membre du relevé et conserve les trois autres. Ces deux explications distinctes suffisent à montrer que l’erreur ne peut pas être identifiée de façon unique. Il n’est pas nécessaire d’énumérer toutes les corrections possibles.

Barème indicatif, 14 points :

  • Partie 1 : relation entre les premiers membres (2); incompatibilité des constantes (1)
  • Partie 2 : résolution cohérente des trois équations conservées (3); correction de l’affirmation 4 à 10 (1); vérification (1)
  • Partie 3 : autre correction valable (2); triplet compatible (2); vérification des trois affirmations inchangées (1); conclusion que les données ne permettent pas d’identifier l’erreur de façon unique (1)

Diagnostic D1 : Un défaut de compatibilité ne révèle pas à lui seul quelle donnée est fausse. Si vous avez désigné une affirmation sans exclure les autres possibilités, distinguez « une explication possible » de « la seule explication ».

Solution 2

Comme AA est de taille 2×22\times2 et BB de taille 3×33\times3, la matrice XX doit être de taille 2×32\times3. Le produit a alors les mêmes dimensions que CC.

Les deux facteurs extérieurs sont inversibles :

A−1=(1−101),B−1=(10−101/20001). \begin{gathered} A^{-1}=\begin{pmatrix}1&-1\\0&1\end{pmatrix},\\ B^{-1}=\begin{pmatrix}1&0&-1\\0&1/2&0\\0&0&1\end{pmatrix}. \end{gathered}

En multipliant AXB=CAXB=C à gauche par A−1A^{-1} et à droite par B−1B^{-1}, on obtient

X=A−1CB−1. X=A^{-1}CB^{-1}.

Chaque inverse doit se trouver à côté du facteur qu’il annule. On ne peut pas permuter les facteurs matriciels comme des scalaires. Ici,

A−1C=(100222),X=(10−1210). \begin{gathered} A^{-1}C=\begin{pmatrix}1&0&0\\2&2&2\end{pmatrix},\\ X=\begin{pmatrix}1&0&-1\\2&1&0\end{pmatrix}. \end{gathered}

Vérification directe :

AX=(31−1210),(AX)B=(322222)=C. \begin{gathered} AX=\begin{pmatrix}3&1&-1\\2&1&0\end{pmatrix},\\ (AX)B=\begin{pmatrix}3&2&2\\2&2&2\end{pmatrix}=C. \end{gathered}

Toute solution doit être égale à l’expression A−1CB−1A^{-1}CB^{-1}, et celle-ci satisfait l’équation. La solution est donc unique. Résoudre les équations scalaires correspondantes est également valable, à condition de justifier les dimensions, l’ordre des facteurs et l’unicité.

Barème indicatif, 12 points :

  • Partie 1 : dimensions 2×32\times3, justifiées (2)
  • Partie 2 : raisonnement algébrique ou équations équivalentes, avec l’ordre correct (3); inverses corrects ou élimination équivalente (2); matrice XX correcte (2)
  • Partie 3 : vérification dans l’équation initiale (2); justification de l’unicité (1)

Diagnostic D2 : Annulez un facteur de gauche en multipliant à gauche, et un facteur de droite en multipliant à droite. Vérifiez les dimensions avant de déplacer un inverse. Ici, l’expression B−1CA−1B^{-1}CA^{-1} n’est même pas définie.

Solution 3

On annule les opérations dans l’ordre inverse. À partir de UU, on change le signe de la ligne 3, puis on ajoute deux fois la ligne 1 courante à la ligne 2 :

(10101−100−1)⟶(10121100−1). \begin{aligned} &\begin{pmatrix}1&0&1\\0&1&-1\\0&0&-1\end{pmatrix}\\ &\longrightarrow\quad\begin{pmatrix}1&0&1\\2&1&1\\0&0&-1\end{pmatrix}. \end{aligned}

On échange enfin les lignes 1 et 3 :

A=(00−1211101). A=\begin{pmatrix}0&0&-1\\2&1&1\\1&0&1\end{pmatrix}.

Les matrices élémentaires sont

E1=(001010100),E2=(100−210001),E3=(10001000−1). \begin{gathered} E_1=\begin{pmatrix}0&0&1\\0&1&0\\1&0&0\end{pmatrix},\\ E_2=\begin{pmatrix}1&0&0\\-2&1&0\\0&0&1\end{pmatrix},\\ E_3=\begin{pmatrix}1&0&0\\0&1&0\\0&0&-1\end{pmatrix}. \end{gathered}

Posons E=E3E2E1E=E_3E_2E_1. La liste d’opérations donne EA=UEA=U, et non EA=I3EA=I_3. On trouve

E=(00101−2−100). E=\begin{pmatrix}0&0&1\\0&1&-2\\-1&0&0\end{pmatrix}.

Les trois matrices élémentaires sont inversibles, et UU est triangulaire de déterminant 1. Par conséquent, A=E−1UA=E^{-1}U est inversible. On peut aussi remarquer que les deux changements de signe du déterminant s’annulent, ce qui donne det⁡(A)=det⁡(U)=1\det(A)=\det(U)=1.

Solution 3 suite

Comme

U−1=(10−1011001), U^{-1}=\begin{pmatrix}1&0&-1\\0&1&1\\0&0&1\end{pmatrix},

on obtient

A−1=U−1E=(101−11−2−100). A^{-1}=U^{-1}E=\begin{pmatrix}1&0&1\\-1&1&-2\\-1&0&0\end{pmatrix}.

La multiplication directe donne AA−1=A−1A=I3AA^{-1}=A^{-1}A=I_3. Une réduction complète de [A∣I3][A\mid I_3] permet également de calculer cet inverse.

La conclusion proposée est fausse, car U≠I3U\ne I_3. Les relations correctes comprennent

E3E2E1A=U,A−1=U−1E3E2E1. \begin{gathered} E_3E_2E_1A=U,\\ A^{-1}=U^{-1}E_3E_2E_1. \end{gathered}

Barème indicatif, 14 points :

  • Partie 1 : ordre inverse et opérations inverses corrects (2); matrice AA correcte (2)
  • Partie 2 : existence de l’inverse (1); méthode valable (2); inverse correct (2); vérification (1)
  • Partie 3 : interprétation ou calcul correct du produit de matrices élémentaires (2); rejet de l’affirmation et relation corrigée pour l’inverse (2)

Diagnostic D3 : Une suite d’opérations donne directement un inverse seulement si elle transforme la matrice initiale en matrice identité. De plus, la première opération apparaît à droite dans un produit de matrices élémentaires agissant à gauche.

Solution 4

Les combinaisons de lignes s’écrivent B=TAB=TA, avec

T=(21001−3004). T=\begin{pmatrix}2&1&0\\0&1&-3\\0&0&4\end{pmatrix}.

La matrice TT est triangulaire, donc det⁡(T)=2⋅1⋅4=8\det(T)=2\cdot1\cdot4=8. Ainsi,

det⁡(B)=det⁡(T)det⁡(A)=8(−2)=−16. \begin{aligned} &\det(B)=\det(T)\det(A)\\ &=8(-2)=-16. \end{aligned}

Ce déterminant est non nul, donc B−1B^{-1} existe. En appliquant les règles du déterminant d’un multiple scalaire d’une matrice 3×33\times3, d’un produit, d’un inverse et d’une transposée, on trouve

det⁡(3B−1AT)=33det⁡(B−1)det⁡(AT)=271−16(−2)=278. \begin{aligned} &\det(3B^{-1}A^{\mathrm T})\\ &=3^3\det(B^{-1})\det(A^{\mathrm T})\\ &=27\frac{1}{-16}(-2)\\ &=\frac{27}{8}. \end{aligned}

Une démarche par opérations sur les lignes est également valable. Par exemple, à partir des lignes r1,r2,r3r_1,r_2,r_3, on multiplie la ligne 1 par 2 et la ligne 3 par 4. On ajoute ensuite la ligne 2 à la ligne 1, puis on soustrait 3/43/4 de la ligne 3 courante à la ligne 2. On obtient BB avec un multiplicateur de déterminant égal à 8. L’ordre importe, car on utilise les lignes courantes.

Barème indicatif, 10 points :

  • Démarche valable utilisant les combinaisons de lignes ou les déterminants (3); det⁡(B)=−16\det(B)=-16 (2)
  • Existence de l’inverse (1); application des quatre règles, avec le facteur 333^3 (3); résultat 27/827/8 (1)

Diagnostic D4 : Multiplier toute une matrice 3×33\times3 par 3 apporte un facteur 333^3 au déterminant. Multiplier une seule ligne par 3 apporte seulement un facteur 3. La transposition ne change pas le déterminant.

Solution 5

La matrice des coefficients est

H=(120011201). H=\begin{pmatrix}1&2&0\\0&1&1\\2&0&1\end{pmatrix}.

Un développement selon la première ligne donne

det⁡(H)=1(1)−2(0−2)=5. \det(H)=1(1)-2(0-2)=5.

La matrice est inversible pour toute valeur de tt; seul le second membre dépend de tt. Le système a donc exactement une solution pour chaque tt.

Pour la partie 1, la condition x=zx=z, combinée à 2x+z=32x+z=3, donne x=z=1x=z=1. Puis y+z=1y+z=1 donne y=0y=0, et x+2y=tx+2y=t impose t=1t=1. Réciproquement, pour t=1t=1, le triplet (1,0,1)(1,0,1) est bien solution. Cette valeur convient et c’est la seule.

On peut aussi appliquer la règle de Cramer aux deux coordonnées utiles. Les déterminants de remplacement sont

det⁡(Hx)=∣t20111301∣=t−2(1−3)=t+4, \begin{aligned} &\det(H_x)=\begin{vmatrix}t&2&0\\1&1&1\\3&0&1\end{vmatrix}\\ &=t-2(1-3)=t+4, \end{aligned} det⁡(Hz)=∣12t011203∣=3+4−2t=7−2t. \begin{aligned} &\det(H_z)=\begin{vmatrix}1&2&t\\0&1&1\\2&0&3\end{vmatrix}\\ &=3+4-2t=7-2t. \end{aligned}

La condition x=zx=z équivaut alors à (t+4)/5=(7−2t)/5(t+4)/5=(7-2t)/5, ce qui donne encore t=1t=1. La méthode directe est plus courte ici, mais celle des déterminants reste valable.

Pour la partie 2, det⁡(Hx)=0\det(H_x)=0 exactement lorsque t=−4t=-4. Cela signifie que x=0/5=0x=0/5=0, et non que HH est singulière. Le dénominateur pertinent reste det⁡(H)=5\det(H)=5. Lorsque t=−4t=-4, l’unique solution est (0,−2,3)(0,-2,3); ses premiers membres initiaux valent −4,1,3-4,1,3.

Barème indicatif, 12 points :

  • Partie 1 : déduction valable de x=z=1x=z=1 et y=0y=0, ou méthode équivalente (3); t=1t=1 et vérification réciproque (1); existence et unicité justifiées (2)
  • Partie 2 : déterminant de remplacement correct (2); t=−4t=-4 (1); distinction avec le déterminant des coefficients et rejet de la singularité annoncée (2); conclusion que le système conserve une solution unique (1)

Diagnostic D5 : La règle de Cramer s’applique seulement lorsque le déterminant des coefficients est non nul. Un déterminant de remplacement peut être nul lorsque le déterminant des coefficients est non nul.

Solution 6

Un exemple est

Q=(10−10). Q=\begin{pmatrix}1&0\\-1&0\end{pmatrix}.

Cette matrice est non nulle et la multiplication directe donne PQ=0PQ=0.

Pour décrire toutes les possibilités, écrivons

Q=(abcd). Q=\begin{pmatrix}a&b\\c&d\end{pmatrix}.

Alors,

PQ=(a+cb+da+cb+d). PQ=\begin{pmatrix}a+c&b+d\\a+c&b+d\end{pmatrix}.

Ce produit est nul si et seulement si c=−ac=-a et d=−bd=-b. Toutes les matrices permises, sans cas omis, sont donc

Q=(ab−a−b),a,b∈R. Q=\begin{pmatrix}a&b\\-a&-b\end{pmatrix},\qquad a,b\in\mathbb R.

Le déterminant de chacune vaut −ab+ab=0-ab+ab=0, donc aucune n’est inversible. Autre justification : si Q−1Q^{-1} existait, multiplier PQ=0PQ=0 à droite par Q−1Q^{-1} donnerait P=0P=0, contrairement à la matrice fournie.

La simplification proposée n’est pas valable. Une matrice non nulle n’est pas nécessairement inversible; ici, det⁡(P)=0\det(P)=0. L’exemple non nul ci-dessus contredit aussi directement la conclusion Q=0Q=0.

Barème indicatif, 10 points :

  • Partie 1 : exemple non nul et vérification du produit (2)
  • Partie 2 : deux équations nécessaires (2); famille complète et vérification qu’elle convient (2)
  • Partie 3 : justification de la singularité de toute matrice QQ permise (2); explication que P≠0P\ne0 ne permet pas de simplifier (2)

Diagnostic D6 : Les règles de produit nul et de simplification des scalaires ne se transposent pas aux matrices sans vérifier l’inversibilité.

Solution 7

Les données donnent u⋅u=4u\cdot u=4, v⋅v=9v\cdot v=9 et u⋅v=v⋅u=3u\cdot v=v\cdot u=3. Développez chaque produit scalaire en le distribuant sur les sommes et en sortant les facteurs numériques. Tous les calculs se ramènent ainsi à ces trois nombres.

D’abord,

∥2u−v∥2=(2u−v)⋅(2u−v)=4(u⋅u)−4(u⋅v)+v⋅v=16−12+9=13. \begin{aligned} &\lVert2u-v\rVert^2=(2u-v)\cdot(2u-v)\\ &=4(u\cdot u)-4(u\cdot v)+v\cdot v\\ &=16-12+9=13. \end{aligned}

Ainsi, ∥2u−v∥=13\lVert2u-v\rVert=\sqrt{13}, un scalaire non négatif.

Ensuite,

(2u−v)⋅v=2(3)−9=−3. (2u-v)\cdot v=2(3)-9=-3.

Les deux vecteurs sont non nuls, donc la formule de l’angle est définie :

cos⁡θ=−313⋅3=−113. \cos\theta=\frac{-3}{\sqrt{13}\cdot3}=-\frac{1}{\sqrt{13}}.

Le cosinus est négatif : l’angle est obtus.

Le déplacement entre les deux points indiqués est

(u+v)−(u−v)=2v. (u+v)-(u-v)=2v.

Leur distance vaut donc ∥2v∥=2∥v∥=6\lVert2v\rVert=2\lVert v\rVert=6.

Enfin,

(λu+v)⋅u=4λ+3=0⟹λ=−34. \begin{aligned} &(\lambda u+v)\cdot u=4\lambda+3=0\\ &\Longrightarrow\quad\lambda=-\frac34. \end{aligned}

Le coefficient 4 étant non nul, cette valeur est unique. Les coordonnées ne sont pas nécessaires : tous les calculs dépendent uniquement des normes et du produit scalaire donnés.

Barème indicatif, 14 points :

  • Partie 1 : développement correct, avec les deux termes croisés (3); racine carrée positive (1)
  • Partie 2 : numérateur (1); dénominateur non nul et valable (1); cosinus (1); angle obtus (1)
  • Partie 3 : déplacement (2); distance (1)
  • Partie 4 : équation d’orthogonalité (2); valeur unique du paramètre (1)

Diagnostic D7 : La norme n’est pas linéaire. Développez son carré à l’aide du produit scalaire; ne remplacez pas ∥2u−v∥\lVert2u-v\rVert par 2∥u∥−∥v∥2\lVert u\rVert-\lVert v\rVert.

Solution 8

Écrivons P=(x,y,z)P=(x,y,z). L’égalité des distances à AA et à BB donne l’égalité des distances au carré :

(x−2)2+y2+z2=x2+(y−2)2+z2. \begin{aligned} &(x-2)^2+y^2+z^2\\ &=x^2+(y-2)^2+z^2. \end{aligned}

Après simplification, −4x=−4y-4x=-4y, donc x=yx=y.

L’orthogonalité donne x+y+z=0x+y+z=0, d’où z=−2xz=-2x. La condition de norme devient

x2+y2+z2=6⟹6x2=6. x^2+y^2+z^2=6\quad\Longrightarrow\quad6x^2=6.

On a donc x=1x=1 ou x=−1x=-1, et les seuls candidats sont

P+=(1,1,−2),P−=(−1,−1,2). \begin{gathered} P_+=(1,1,-2),\\ P_-=(-1,-1,2). \end{gathered}

Chaque contrainte initiale a été transformée de façon équivalente : les distances sont non négatives, donc leur égalité équivaut à celle de leurs carrés; les substitutions liées à l’orthogonalité et à la norme n’ont divisé par aucune inconnue. Les deux signes de la racine carrée ont été conservés. La substitution confirme une norme au carré égale à 6 et un produit scalaire nul pour chaque candidat. La relation x=yx=y confirme l’égalité des distances à AA et à BB. La liste est complète.

Les distances à AA sont

d(P+,A)=(−1)2+12+(−2)2=6,d(P−,A)=(−3)2+(−1)2+22=14. \begin{aligned} &d(P_+,A)\\ &=\sqrt{(-1)^2+1^2+(-2)^2}\\ &=\sqrt6,\\ &d(P_-,A)\\ &=\sqrt{(-3)^2+(-1)^2+2^2}\\ &=\sqrt{14}. \end{aligned}

Le point P+P_+ est donc le plus proche de AA. Le fait que chaque point soit à égale distance de AA et de BB ne signifie pas que les différents points possibles sont tous à la même distance de AA.

Barème indicatif, 14 points :

  • Équation d’équidistance et x=yx=y (2); orthogonalité et z=−2xz=-2x (2); équation de norme (2); deux candidats et justification de l’exhaustivité (2)
  • Deux calculs de distance corrects (4)
  • Choix du point le plus proche, avec comparaison ou vérification (2)

Diagnostic D8 : Une condition de norme peut laisser deux signes possibles. N’écartez pas une coordonnée négative parce qu’une norme est non négative. Pour une distance, utilisez le déplacement à partir du point nommé, qui n’est pas forcément l’origine.

Total du barème

14+12+14+10+12+10+14+14=100. \begin{aligned} &14+12+14+10\\ &\quad+12+10+14+14\\ &=100. \end{aligned}

Utilisez vos erreurs pour choisir quoi retravailler. Le barème indicatif vous aide à vérifier votre travail.

Repérer et reprendre une difficulté

Notez la première étape que vous n’avez pas pu justifier, plutôt que de qualifier toute une question de « fausse ». Choisissez d’abord une ou deux catégories.

Les notions plus tardives d’espace engendré, d’indépendance, de plans et de produit vectoriel présentes dans des ressources générales ne sont pas nécessaires à cette évaluation.

Courts exercices de reprise

Fermez les réponses ci-dessous avant de faire les exercices correspondant aux catégories choisies. Il s’agit de vérifications ciblées, pas d’une autre évaluation notée.

  1. D1. Les équations x−y=1x-y=1 et 2x+y=82x+y=8 sont exactes. Un troisième relevé indique 3x=k3x=k. Trouvez la seule valeur compatible de kk et vérifiez-la avec la solution.
  2. D2. Soient A=(1101)A=\begin{pmatrix}1&1\\0&1\end{pmatrix} et B=(2001)B=\begin{pmatrix}2&0\\0&1\end{pmatrix}. Résolvez AXB=I2AXB=I_2. Vérifiez si permuter les deux facteurs inverses donne la même réponse.
  3. D3. Soient E1=(0110)E_1=\begin{pmatrix}0&1\\1&0\end{pmatrix}, E2=(3001)E_2=\begin{pmatrix}3&0\\0&1\end{pmatrix} et E2E1K=I2E_2E_1K=I_2. Trouvez K−1K^{-1} et KK, en conservant l’ordre visible des facteurs.
  4. D4. Une matrice AA de taille 2×22\times2 a pour déterminant 3. Calculez det⁡(2(A−1)T)\det(2(A^{-1})^{\mathrm T}).
  5. D5. Pour x+y=tx+y=t et x−y=2x-y=2, trouvez la valeur de tt qui annule le numérateur de Cramer associé à yy. La matrice des coefficients est-elle singulière pour cette valeur?
  6. D6. Pour P=(1000)P=\begin{pmatrix}1&0\\0&0\end{pmatrix}, donnez une matrice non nulle QQ telle que PQ=0PQ=0. Expliquez pourquoi aucune telle matrice QQ ne peut être inversible.
  7. D7. Si ∥u∥=∥v∥=1\lVert u\rVert=\lVert v\rVert=1 et ∥u−v∥=1\lVert u-v\rVert=1, trouvez u⋅vu\cdot v et l’angle entre les vecteurs.
  8. D8. Trouvez tous les points de R2\mathbb R^2 qui sont à égale distance de (2,0)(2,0) et de (0,2)(0,2), et dont la distance à l’origine vaut 2. Lequel est le plus proche de (1,1)(1,1)?
Réponses aux exercices de reprise
  1. En additionnant les équations, on obtient 3x=93x=9. Ainsi, k=9k=9, x=3x=3, y=2y=2, avec 3−2=13-2=1 et 6+2=86+2=8.
  2. X=A−1B−1=(1/2−101)X=A^{-1}B^{-1}=\begin{pmatrix}1/2&-1\\0&1\end{pmatrix}. Le produit dans l’ordre inverse est B−1A−1=(1/2−1/201)B^{-1}A^{-1}=\begin{pmatrix}1/2&-1/2\\0&1\end{pmatrix}, qui est différent et ne satisfait pas l’équation. Le produit correct AXBAXB donne bien I2I_2.
  3. K−1=E2E1=(0310)K^{-1}=E_2E_1=\begin{pmatrix}0&3\\1&0\end{pmatrix}; K=E1−1E2−1=(011/30)K=E_1^{-1}E_2^{-1}=\begin{pmatrix}0&1\\1/3&0\end{pmatrix}. Leurs produits dans les deux ordres donnent I2I_2.
  4. 22/3=4/32^2/3=4/3. Il y a deux lignes, et la transposition ne change pas le déterminant.
  5. Le déterminant des coefficients vaut −2-2. Le déterminant de remplacement pour yy vaut 2−t2-t, donc il s’annule pour t=2t=2. La matrice des coefficients reste inversible; l’unique solution est (2,0)(2,0).
  6. On peut choisir Q=(0010)Q=\begin{pmatrix}0&0\\1&0\end{pmatrix}. Si une matrice permise QQ était inversible, multiplier PQ=0PQ=0 à droite par Q−1Q^{-1} donnerait l’affirmation fausse P=0P=0.
  7. 1=1+1−2u⋅v1=1+1-2u\cdot v, donc u⋅v=1/2u\cdot v=1/2. Le cosinus de l’angle vaut 1/21/2; l’angle est donc de 60∘60^{\circ}.
  8. L’égalité des distances au carré donne x=yx=y; la norme donne 2x2=42x^2=4. Les points sont (2,2)(\sqrt2,\sqrt2) et (−2,−2)(-\sqrt2,-\sqrt2). Leurs distances à (1,1)(1,1) valent respectivement 2−22-\sqrt2 et 2+22+\sqrt2. Le point aux coordonnées positives est donc le plus proche.

Utile pour

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