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Travail, énergie ou quantité de mouvement : choisir la méthode

Choisissez le système et l’intervalle pour relier travail, énergie et quantité de mouvement. Exercices guidés et prolongement facultatif sur le centre de masse et le déplacement relatif.

Nablio · 90 minPublié le

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Un mobile accélère, percute un autre mobile, puis comprime un ressort. Il s’agit d’une seule histoire, mais l’équation la plus utile change au cours du mouvement. Cette leçon vous apprend à choisir un système et un intervalle avant de choisir entre le théorème de l’énergie cinétique et le théorème de l’impulsion.

Avant de commencer : sachez isoler une inconnue, élever un nombre au carré, prendre une racine carrée et utiliser des vitesses algébriques sur un axe. Le parcours principal ne demande pas de calcul différentiel ou intégral. Nous assimilons les objets à des particules de masse constante, négligeons la rotation et travaillons dans un référentiel inertiel, où une particule soumise à une force résultante nulle reste au repos ou se déplace en ligne droite à vitesse constante. Les valeurs décrivent des modèles idéalisés; les résultats numériques ne sont arrondis qu’à la fin.

À la fin : vous devriez pouvoir expliquer quand la quantité de mouvement ou l’énergie mécanique se conserve, distinguer travail et impulsion, puis résoudre une collision suivie d’une compression de ressort sans appliquer une hypothèse de conservation au mauvais intervalle.

Ces exercices originaux sont liés à PHYS 204 à Concordia et aux notions de mécanique de PHYS 101 et de PHYS 131 à McGill. Les descriptions officielles et la portée de ces liens figurent à la fin. Consultez votre plan de cours pour déterminer le niveau d’approfondissement nécessaire.

1. Choisir le système et l’intervalle

Un système est l’objet ou l’ensemble d’objets que vous étudiez. Une force exercée par quelque chose d’extérieur à ce système est une force extérieure. Les forces de contact entre deux mobiles sont extérieures à chacun des mobiles pris seul, mais intérieures au système formé des deux. Changer de système change donc les forces qui peuvent modifier sa quantité de mouvement totale.

Un intervalle possède un début et une fin précis : du début à la fin d’une poussée, de l’instant juste avant le choc à l’instant juste après, ou du premier contact avec le ressort à sa compression maximale. Indiquez ces états sur un schéma. Écrire « avant » et « après » ne suffit pas sans préciser l’événement concerné.

Appuyez-vous sur les données de la question pour choisir une première équation utile :

  • Une force agit sur un déplacement, ou une vitesse est liée à une hauteur ou à une compression : commencez par le théorème de l’énergie cinétique ou un bilan d’énergie.
  • Une force agit pendant une durée connue, ou l’on donne un graphique force–temps : commencez par le théorème de l’impulsion.
  • Une collision se produit avec une impulsion extérieure négligeable : utilisez la conservation de la quantité de mouvement totale des objets qui entrent en collision. Vérifiez séparément le type de collision avant de conclure à la conservation de l’énergie cinétique.
  • On cherche une accélération, une tension ou une force de contact à un instant : la deuxième loi de Newton peut être le meilleur point de départ. L’énergie et la quantité de mouvement ne sont pas les seuls outils.

Ces indices aident à choisir une méthode efficace; ils n’excluent pas les autres méthodes. Les théorèmes de l’énergie cinétique et de l’impulsion restent valables sous leur forme appropriée. Chaque raccourci de conservation exige une justification.

Notation : mm désigne la masse en kilogrammes, tt le temps en secondes et vxv_x la vitesse algébrique sur l’axe xx, en m/s. En une dimension, le module de la vitesse v=∣vx∣v=|v_x| est positif ou nul. Les indices ii et ff désignent le début et la fin de l’intervalle étudié. Le symbole Δ\Delta signifie valeur finale moins valeur initiale.

2. Relier le travail à une variation de vitesse

L’énergie cinétique d’une particule est K=12mv2K=\tfrac12mv^2, en joules, J. Elle dépend du carré du module de la vitesse. Deux mouvements de même rapidité, l’un vers la gauche et l’autre vers la droite, correspondent donc à la même énergie cinétique.

Pour un vecteur force constant agissant sur un déplacement Δr⃗\Delta\vec r, le travail vaut

W=F⃗⋅Δr⃗=Fdcos⁡θ.\begin{aligned}W&=\vec F\cdot\Delta\vec r\\&=Fd\cos\theta.\end{aligned}

Ici, FF est le module de la force en newtons, d=∣Δr⃗∣d=|\Delta\vec r| le module du déplacement en mètres et θ\theta l’angle entre les deux vecteurs. Ainsi, 1 J=1 N m1\,\mathrm J=1\,\mathrm{N\,m}. Le travail est positif si la composante de la force dans le sens du déplacement est positive, négatif si elle est négative, et nul si la force est perpendiculaire au déplacement. En une dimension, pour une force variable, utilisez l’aire algébrique sous le graphique de la composante de force en fonction de la position, en respectant le sens du parcours sur chaque segment.

Additionnez les travaux de toutes les forces sur la particule. Le théorème de l’énergie cinétique donne

Wnet=ΔK=12mvf2−12mvi2.\begin{aligned}W_{\rm net}&=\Delta K\\&=\frac12mv_f^2-\frac12mv_i^2.\end{aligned}

Cette équation ne suppose pas que l’énergie cinétique se conserve. Un travail total positif augmente le module de la vitesse; un travail total négatif le diminue. Si vous obtenez Kf<0K_f<0, l’état final proposé n’est pas accessible dans le modèle annoncé.

Exemple résolu 1 : une poussée sur une distance connue

Un mobile de 0,75 kg se déplace vers la droite à 2,0 m/s sur un rail à coussin d’air horizontal. Une force horizontale constante de 3,0 N le pousse vers la droite sur 2,0 m. Les autres forces horizontales sont négligeables. Trouvez le module de sa vitesse à la fin de la poussée.

Système et intervalle : le mobile, du début à la fin de ce déplacement de 2,0 m. Le poids et la force de soutien du rail ne travaillent pas, car le déplacement est horizontal. La poussée est parallèle au déplacement.

Wnet=(3,0)(2,0)=6,0 J.\begin{aligned}W_{\rm net}&=(3{,}0)(2{,}0)\\&=6{,}0\,\mathrm J.\end{aligned} Ki=12(0,75)(2,0)2=1,5 J.\begin{aligned}K_i&=\tfrac12(0{,}75)(2{,}0)^2\\&=1{,}5\,\mathrm J.\end{aligned} Kf=1,5+6,0=7,5 J.\begin{aligned}K_f&=1{,}5+6{,}0\\&=7{,}5\,\mathrm J.\end{aligned} vf=2(7,5)0,75=20≈4,47 m/s.\begin{aligned}v_f&=\sqrt{\frac{2(7{,}5)}{0{,}75}}\\&=\sqrt{20}\approx4{,}47\,\mathrm{m/s}.\end{aligned}

Vérification : la poussée fournit un travail positif; le module final de la vitesse dépasse donc 2,0 m/s. Dans cette situation, le mouvement reste dirigé vers la droite. La racine carrée fournit seulement un module; le sens découle du mouvement et des forces.

Le théorème de l’impulsion fonctionnerait aussi, mais la durée n’est pas donnée. Le déplacement connu rend ici la méthode énergétique plus directe. La quantité de mouvement du mobile ne se conserve pas, puisque la poussée lui transmet une impulsion extérieure.

3. Déterminer si l’énergie mécanique se conserve

Une interaction conservative, comme la gravité idéale ou un ressort idéal, peut être représentée par une énergie potentielle UU. Son travail vaut −ΔU-\Delta U. L’énergie potentielle est associée à une interaction : l’énergie gravitationnelle concerne l’objet et la Terre; l’énergie élastique concerne le ressort et sa déformation.

  • Près de la Terre : Ug=mgyU_g=mgy, où la hauteur yy est orientée vers le haut à partir d’un niveau zéro fixe choisi librement. Nous utilisons g=9,8 m/s2g=9{,}8\,\mathrm{m/s^2}. Une chute diminue UgU_g.
  • Ressort idéal : Us=12kx2U_s=\tfrac12kx^2, où k>0k>0 est la raideur en N/m et xx l’allongement ou la compression algébrique par rapport à la position sans déformation. L’énergie est positive pour les deux signes non nuls de xx. Son zéro est choisi en x=0x=0.

Dans notre modèle de particule, regroupez les interactions conservatives choisies dans UU. Notez WautresW_{\rm autres} le travail des forces restantes. Le théorème de l’énergie cinétique devient

Kf+Uf=Ki+Ui+Wautres.K_f+U_f=K_i+U_i+W_{\rm autres}.

L’énergie mécanique Emec=K+UE_{\rm mec}=K+U se conserve sur l’intervalle si Wautres=0W_{\rm autres}=0. Justifiez cette condition : par exemple, une résistance de l’air négligeable et un support immobile qui ne travaille pas. Un ressort doit également avoir un comportement élastique sans amortissement appréciable. Ne comptez pas la même interaction gravitationnelle ou élastique à la fois comme un travail et comme une variation d’énergie potentielle.

Une collision avec accrochage demande un bilan d’énergie plus complet, car les déformations et d’autres changements internes peuvent absorber de l’énergie cinétique. L’énergie totale reste comptabilisée lorsque toutes les formes et tous les transferts sont inclus. Le raccourci Ki=KfK_i=K_f, ou Ki+Ui=Kf+UfK_i+U_i=K_f+U_f en omettant ces changements internes, est généralement invalide pendant ce choc.

Prédiction rapide : une particule lâchée sans vitesse initiale qui descend d’une hauteur h>0h>0, sans résistance de l’air, satisfait mgh=12mv2mgh=\tfrac12mv^2. Ainsi, v=2ghv=\sqrt{2gh}. Cette expression donne un module de vitesse. Elle n’affirme pas que la quantité de mouvement de la particule reste constante : la gravité la modifie.

4. Relier l’impulsion à une variation de quantité de mouvement

La quantité de mouvement est le vecteur p⃗=mv⃗\vec p=m\vec v, en kg·m/s. Sur un axe, px=mvxp_x=mv_x; son signe est donc celui de la vitesse algébrique. La quantité de mouvement totale P⃗\vec P d’un groupe fixe d’objets est la somme vectorielle de leurs quantités de mouvement individuelles.

L’impulsion J⃗\vec J mesure l’effet d’une force cumulé dans le temps. Pour une force constante, J⃗=F⃗Δt\vec J=\vec F\Delta t. Pour une force variable, utilisez sa moyenne temporelle ou l’aire algébrique sous son graphique force–temps. L’unité est le N·s, équivalent au kg·m/s. Le théorème de l’impulsion pour un système de masse constante s’écrit

ΔP⃗=J⃗ext.\Delta\vec P=\vec J_{\rm ext}.

Ici, J⃗ext\vec J_{\rm ext} est l’impulsion totale des forces extérieures sur l’intervalle considéré. Les forces intérieures entre objets vont par paires égales et opposées; elles se compensent dans le bilan de quantité de mouvement du système. Elles n’annulent pas les variations de quantité de mouvement de chaque objet pris séparément.

La quantité de mouvement totale a la même valeur initiale et finale si l’impulsion extérieure résultante est nulle, ou approximativement la même valeur si cette impulsion est négligeable à la précision recherchée. Pour qu’elle reste constante à chaque instant de l’intervalle, la résultante des forces extérieures doit être nulle à chaque instant. La courte durée d’un choc ne suffit pas : un choc contre un mur peut tout de même fournir une grande impulsion extérieure. Une composante peut se conserver sans que l’autre se conserve.

Exemple résolu 2 : une impulsion positive qui inverse le mouvement

Une particule de 0,20 kg possède initialement une vitesse algébrique vi,x=−3,0 m/sv_{i,x}=-3{,}0\,\mathrm{m/s}. Le sens positif est vers la droite. Sa force horizontale résultante suit le profil triangulaire ci-dessous : zéro en t=0t=0, +8,0 N à 0,10 s, puis zéro à 0,20 s, avec des segments droits entre ces points. Trouvez la vitesse algébrique finale.

Force horizontale résultante en fonction du temps : un profil triangulaire positif entre 0 et 0,20 seconde, avec un maximum de 8,0 newtons à 0,10 seconde. Son aire vaut plus 0,80 newton seconde.
Figure 1. L’axe horizontal représente le temps : l’aire colorée donne donc une impulsion. Chaque point indiqué appartient au profil linéaire par morceaux annoncé.

Voir le graphique force–temps en taille réelle

Utilisez l’aire algébrique : le triangle est au-dessus de l’axe du temps.

Jx=12(0,20 s)(8,0 N)=+0,80 N s.\begin{aligned}J_x&=\tfrac12(0{,}20\,\mathrm s)(8{,}0\,\mathrm N)\\&=+0{,}80\,\mathrm{N\,s}.\end{aligned} pi,x=(0,20)(−3,0)=−0,60 kg m/s.\begin{aligned}p_{i,x}&=(0{,}20)(-3{,}0)\\&=-0{,}60\,\mathrm{kg\,m/s}.\end{aligned} pf,x=−0,60+0,80=+0,20 kg m/s.\begin{aligned}p_{f,x}&=-0{,}60+0{,}80\\&=+0{,}20\,\mathrm{kg\,m/s}.\end{aligned} vf,x=+0,200,20=+1,0 m/s.\begin{aligned}v_{f,x}&=\frac{+0{,}20}{0{,}20}\\&=+1{,}0\,\mathrm{m/s}.\end{aligned}

L’impulsion annule d’abord la quantité de mouvement vers la gauche, puis crée une quantité de mouvement vers la droite. La particule finit donc par avancer vers la droite, avec un module de vitesse inférieur à celui du départ.

Vérification énergétique : Ki=0,90 JK_i=0{,}90\,\mathrm J et Kf=0,10 JK_f=0{,}10\,\mathrm J; le travail total vaut donc −0,80 J-0{,}80\,\mathrm J. Une impulsion positive n’impose pas un travail positif. L’impulsion dépend de la force et du temps; le travail dépend de la force et du déplacement. Tant que la particule se déplace vers la gauche, la force dirigée vers la droite effectue un travail négatif.

Lien facultatif avec le calcul intégral : en une dimension, Jx=∫titfFx dtJ_x=\int_{t_i}^{t_f}F_x\,dt, tandis que W=∫xixfFx dxW=\int_{x_i}^{x_f}F_x\,dx lorsque la force est décrite en fonction de la position le long du mouvement. Plus généralement, W=∫titfFxvx dtW=\int_{t_i}^{t_f}F_xv_x\,dt, ce qui traite aussi un changement de sens. Le facteur supplémentaire vxv_x explique ici la différence de signe.

Facultatif : la quantité de mouvement sans collision

Un prolongement de 10 à 15 minutes : utilisez un centre de masse fixe pour distinguer le déplacement par rapport au bateau de celui par rapport à la rive. L’exemple résolu et les deux premières questions ne demandent que de l’algèbre. La dernière question propose un lien facultatif avec le calcul différentiel et intégral. Vous pouvez poursuivre le parcours principal avec la collision et le ressort à tout moment.

Partir d’une position pondérée

Pour une personne de masse mpm_p et un bateau de masse mbm_b, notons xpx_p et xbx_b les positions de leurs centres de masse respectifs sur le même axe horizontal lié à la rive. Le centre de masse du système est la moyenne de ces positions pondérée par les masses :

xCM=mpxp+mbxbmp+mb.x_{\rm CM}=\frac{m_px_p+m_bx_b}{m_p+m_b}.

Choisissez le système personne + bateau. Si sa quantité de mouvement horizontale totale est initialement nulle et si la résultante horizontale extérieure reste négligeable pendant tout le mouvement, son centre de masse reste fixe horizontalement. Les forces de contact internes peuvent tout de même déplacer chaque partie. À masses constantes, soustraire le bilan initial des positions pondérées du bilan final donne

mpΔxp+mbΔxb=0.m_p\Delta x_p+m_b\Delta x_b=0.

Il s’agit d’un bilan des produits masse × déplacement, issu du centre de masse fixe, et non d’une équation de quantité de mouvement où les déplacements remplaceraient les vitesses. Une impulsion extérieure totale nulle sur tout le trajet garantirait seulement des quantités de mouvement égales aux deux extrémités de l’intervalle; elle ne suffirait pas à fixer le centre de masse pendant tout le trajet.

Une personne se déplace dans un bateau : quel déplacement vaut 3 mètres?

Une personne de 60 kg et un bateau de 90 kg sont initialement au repos par rapport à la rive. La personne se déplace de 3,0 m vers la droite par rapport au bateau, puis s’immobilise par rapport à celui-ci. Trouvez leurs déplacements par rapport à la rive.

Modèle : prenez la droite comme sens positif et la rive comme référentiel approximativement inertiel. Négligez les forces horizontales extérieures pendant tout le mouvement ainsi que la rotation. Les masses restent constantes; le bateau se déplace en translation sans modifier sa répartition interne de masse. Suivez le centre de masse de la personne et supposez qu’il y a assez d’espace sur le bateau.

Deux conditions, deux équations. Les deux déplacements inconnus ci-dessous sont mesurés par rapport à la rive. La seconde équation indique la variation de position de la personne par rapport au bateau :

(60 kg)Δxp+(90 kg)Δxb=0,Δxp−Δxb=3,0 m.\begin{aligned}(60\,\mathrm{kg})\Delta x_p+(90\,\mathrm{kg})\Delta x_b&=0,\\\Delta x_p-\Delta x_b&=3{,}0\,\mathrm m.\end{aligned}

Le déplacement de la personne par rapport à la rive est donc celui du bateau, augmenté de 3,0 m. Substituez dans le bilan pondéré :

(150 kg)Δxb+180 kg m=0,Δxb=−1,2 m,Δxp=+1,8 m.\begin{aligned}(150\,\mathrm{kg})\Delta x_b+180\,\mathrm{kg\,m}&=0,\\\Delta x_b&=-1{,}2\,\mathrm m,\\\Delta x_p&=+1{,}8\,\mathrm m.\end{aligned}

Vérifiez les deux conditions : les déplacements pondérés par les masses se compensent et leur différence donne le déplacement relatif indiqué.

60(1,8)+90(−1,2)=0,1,8−(−1,2)=3,0.\begin{aligned}60(1{,}8)+90(-1{,}2)&=0,\\1{,}8-(-1{,}2)&=3{,}0.\end{aligned}

La première vérification utilise des kg·m; la seconde, des mètres. Le bateau recule vers la gauche : la personne avance donc de moins de 3,0 m par rapport à la rive.

Avant et après sur un même axe horizontal lié à la rive : le centre de la personne passe de moins 1,5 à plus 0,3 mètre et celui du bateau de 0 à moins 1,2 mètre. Le centre de masse du système reste à moins 0,6 mètre. La personne gagne 3,0 mètres par rapport au bateau.
Une disposition initiale possible, avec le centre du bateau à zéro au départ. P et B indiquent les centres de masse individuels; la ligne pointillée indique celui du système. Les deux panneaux partagent la même échelle horizontale. Les positions initiales absolues ne sont pas nécessaires pour trouver les déplacements.

Voir le schéma du référentiel de la rive en taille réelle

À la fin : l’arrêt relatif impose une vitesse commune. La quantité de mouvement totale reste nulle : cette vitesse commune par rapport à la rive est donc nulle. Les déplacements, eux, ne sont pas nuls. L’énergie cinétique mécanique des deux corps ne se conserve pas pendant toute la marche : une conversion d’énergie interne permet le mouvement et l’arrêt peut dissiper de l’énergie. Le résultat sur les déplacements ne demande ni durée de marche ni historique détaillé des forces.

Nouvel essai : changer les masses

Gardez les mêmes hypothèses, mais prenez une personne de 90 kg, un bateau de 30 kg et un déplacement relatif de +2,0 m. Prévoyez quel objet parcourt la plus grande distance par rapport à la rive, puis trouvez les deux déplacements algébriques et vérifiez les deux conditions.

Voir un indice

Le bateau, plus léger, doit avoir le plus grand déplacement en valeur absolue pour équilibrer les produits masse × déplacement. Utilisez les nouvelles masses dans le bilan pondéré et +2,0 m dans l’équation du déplacement relatif.

Voir la réponse expliquée

Écrivez 90Δxp+30Δxb=090\Delta x_p+30\Delta x_b=0 et Δxp−Δxb=2,0\Delta x_p-\Delta x_b=2{,}0, avec les masses en kilogrammes et les déplacements en mètres. La substitution donne 120Δxb+180=0120\Delta x_b+180=0. Le bateau se déplace de −1,5 m-1{,}5\,\mathrm m et la personne de +0,5 m+0{,}5\,\mathrm m. Vérification : 90(0,5)+30(−1,5)=090(0{,}5)+30(-1{,}5)=0 et 0,5−(−1,5)=2,00{,}5-(-1{,}5)=2{,}0. Le bateau, plus léger, parcourt une distance trois fois plus grande, dans le sens opposé.

Diagnostic : le bateau est retenu à la rive

Reprenez la personne de 60 kg, le bateau de 90 kg et la marche relative de +3,0 m. Deux cordes d’amarrage tendues en sens opposés maintiennent maintenant le bateau immobile à la rive pendant tout le mouvement. Le bateau se déplace-t-il encore de −1,2 m? Expliquez quelle condition n’est plus satisfaite et trouvez les deux déplacements par rapport à la rive.

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Tracez la frontière du système personne + bateau. Les cordes d’amarrage la traversent-elles? Laquelle des deux équations découle uniquement de la géométrie?

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La rive et les cordes d’amarrage fournissent une interaction horizontale extérieure : l’argument du centre de masse fixe ne s’applique plus. Le bateau maintenu immobile a Δxb=0\Delta x_b=0; l’équation du déplacement relatif donne alors Δxp=+3,0 m\Delta x_p=+3{,}0\,\mathrm m. Le centre de masse du système se déplace de +1,2 m. Les deux corps commencent et terminent au repos : l’impulsion extérieure totale sur tout le trajet est donc nulle, mais cela ne signifie pas que la résultante des forces extérieures est nulle pendant tout le trajet. Son évolution temporelle ne peut pas être retrouvée à partir des seuls déplacements finaux.

Prolongement facultatif en calcul : dériver, puis intégrer

Reprenez les masses initiales et les hypothèses du bateau libre. Un modèle fourni donne le déplacement de la personne par rapport au bateau à partir de la configuration initiale :

s(t)=L[3(t/T)2−2(t/T)3],s(t)=L\left[3(t/T)^2-2(t/T)^3\right],

où L = 3,0 m, T = 4,0 s et 0≤t≤T0\le t\le T. Trouvez les fonctions de déplacement par rapport à la rive, dérivez-les pour obtenir les vitesses, repérez la vitesse relative maximale, puis intégrez la vitesse du bateau pour retrouver son déplacement. Il s’agit d’un modèle mathématique du mouvement, pas d’un modèle des pas réels ou d’une accélération constante.

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Remplacez 3,0 m par s(t)s(t) dans les deux équations. Pour dériver, posez τ=t/T\tau=t/T et incluez le facteur 1/T1/T de la règle de dérivation en chaîne. Complétez le carré dans τ(1−τ)\tau(1-\tau) pour trouver le maximum.

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Résoudre les mêmes bilans pondéré et relatif à chaque instant donne

Δxb(t)=−0,4s(t),Δxp(t)=0,6s(t),vb(t)=−0,4s′(t),vp(t)=0,6s′(t).\begin{aligned}\Delta x_b(t)&=-0{,}4s(t),\\\Delta x_p(t)&=0{,}6s(t),\\v_b(t)&=-0{,}4s'(t),\\v_p(t)&=0{,}6s'(t).\end{aligned}

La règle de dérivation en chaîne donne

s′(t)=6LTτ(1−τ),τ=t/T.\begin{aligned}s'(t)&=\frac{6L}{T}\tau(1-\tau),\\\tau&=t/T.\end{aligned}

Cette dérivée est non négative sur l’intervalle donné et nulle aux deux extrémités; les deux vitesses par rapport à la rive y sont donc également nulles. Comme τ(1−τ)=14−(τ−12)2\tau(1-\tau)=\tfrac14-(\tau-\tfrac12)^2, la vitesse relative maximale vaut 3L/(2T)=1,125 m/s3L/(2T)=1{,}125\,\mathrm{m/s} à t=T/2=2,0 st=T/2=2{,}0\,\mathrm s.

∫0Tvb(t) dt=−0,4[s(T)−s(0)]=−0,4L=−1,2 m.\begin{aligned}\int_0^T v_b(t)\,dt&=-0{,}4[s(T)-s(0)]\\&=-0{,}4L=-1{,}2\,\mathrm m.\end{aligned}

On retrouve le résultat algébrique. Les accélérations aux extrémités ne sont pas nulles : s′′(t)=(6L/T2)(1−2t/T)s''(t)=(6L/T^2)(1-2t/T). Si le système est au repos en dehors de cet intervalle, il faut décrire l’accélération par morceaux, avec des limites unilatérales différentes aux raccords. L’accélération n’est pas définie exactement à ces raccords.

À retenir : précisez le référentiel de chaque déplacement, vérifiez l’hypothèse sur les forces extérieures, puis combinez un bilan pondéré par les masses avec un bilan des positions relatives. Pour la définition de la position pondérée, consultez OpenStax University Physics, section 9.6 : centre de masse (en anglais).

5. Séparer la collision de la compression du ressort

Une collision est élastique lorsque l’énergie cinétique totale des objets qui se heurtent est la même avant et après. Une collision au cours de laquelle les objets restent accrochés est parfaitement inélastique. Lors d’un accrochage ordinaire avec mouvement relatif avant le choc et travail extérieur négligeable, l’énergie cinétique diminue. La conservation de la quantité de mouvement est une question distincte, liée à l’impulsion extérieure; elle ne dépend pas du caractère élastique du choc.

Exemple résolu 3 : s’accrocher, puis comprimer un ressort

Sur un rail à coussin d’air horizontal, le mobile A a une masse mA=0,40 kgm_A=0{,}40\,\mathrm{kg} et une vitesse algébrique uA=+3,0 m/su_A=+3{,}0\,\mathrm{m/s}. Le mobile B a une masse mB=0,80 kgm_B=0{,}80\,\mathrm{kg} et est immobile, donc uB=0u_B=0. Ils entrent en collision et restent accrochés. Après avoir franchi un court espace libre, l’ensemble touche un ressort idéal sans masse, initialement non déformé, de raideur k=120 N/mk=120\,\mathrm{N/m}, fixé à un mur. Trouvez la compression maximale.

Supposez la résistance horizontale et l’énergie de rotation négligeables. La collision se termine avant le contact avec le ressort. Le ressort n’est pas attaché aux mobiles au départ. Ces précisions permettent de séparer les deux intervalles.

Trois états sur un rail à coussin d’air horizontal. Avant le choc, A va vers la droite à 3,0 mètres par seconde et B est immobile, sans contact avec le ressort. Après l’accrochage, les mobiles avancent ensemble à 1,0 mètre par seconde, encore séparés du ressort. À la compression maximale, ils sont momentanément immobiles. Le ressort est fixé à un mur à droite.
Figure 2. Le ressort ne touche pas les mobiles pendant le choc. Son extrémité gauche avance vers la droite durant la compression; son extrémité droite reste fixe. Le dessin est schématique et n’est pas à l’échelle.

Voir le schéma collision–ressort en taille réelle

Intervalle A : de juste avant à juste après le choc

Choisissez les deux mobiles comme système. Les forces de collision sont intérieures. L’impulsion extérieure horizontale est négligeable : la quantité de mouvement horizontale totale se conserve. Puisqu’ils restent accrochés, les mobiles partagent ensuite la même vitesse algébrique VV :

mAuA+mBuB=(mA+mB)V.\begin{aligned}&m_Au_A+m_Bu_B\\&\quad=(m_A+m_B)V.\end{aligned} V=(0,40)(3,0)+(0,80)(0)1,20=+1,0 m/s.\begin{aligned}V&=\frac{(0{,}40)(3{,}0)+(0{,}80)(0)}{1{,}20}\\&=+1{,}0\,\mathrm{m/s}.\end{aligned}

Faites maintenant le bilan d’énergie cinétique au lieu de supposer qu’elle se conserve :

Kavant=12(0,40)(3,0)2=1,80 J.\begin{aligned}K_{\rm avant}&=\tfrac12(0{,}40)(3{,}0)^2\\&=1{,}80\,\mathrm J.\end{aligned} Kapreˋs=12(1,20)(1,0)2=0,60 J.\begin{aligned}K_{\text{après}}&=\tfrac12(1{,}20)(1{,}0)^2\\&=0{,}60\,\mathrm J.\end{aligned}

Après l’accrochage, les mobiles possèdent 1,20 J de moins d’énergie cinétique. Cette énergie se retrouve sous d’autres formes ou dans des transferts, notamment la déformation, l’énergie interne et le son. Elle ne fait pas partie de l’énergie que recevra ensuite le ressort idéal.

Intervalle B : du premier contact à la compression maximale

L’ensemble franchit l’espace libre à la vitesse inchangée VV. Pendant la compression, incluez le ressort idéal dans le bilan énergétique. Le support fixe ne travaille pas, la hauteur ne change pas et les pertes sont négligées. Au départ, x=0x=0. À la compression maximale xmax⁡>0x_{\max}>0, l’ensemble est momentanément immobile.

12(mA+mB)V2=12kxmax⁡2.\frac12(m_A+m_B)V^2=\frac12kx_{\max}^2. xmax⁡=(1,20)(1,0)2120=0,10 m=10 cm.\begin{aligned}x_{\max}&=\sqrt{\frac{(1{,}20)(1{,}0)^2}{120}}\\&=0{,}10\,\mathrm m\\&=10\,\mathrm{cm}.\end{aligned}

Pourquoi changer de méthode? Pendant la compression, le ressort transmet aux mobiles une impulsion extérieure vers la gauche : leur quantité de mouvement ne se conserve pas. L’énergie mécanique du modèle mobiles–ressort se conserve selon les hypothèses annoncées. Une vitesse nulle à la compression maximale ne signifie pas une force nulle : le ressort exerce une force vers la gauche, de module kxmax⁡=12 Nkx_{\max}=12\,\mathrm N.

Repérez une erreur plausible : transférer directement les 1,80 J du départ au ressort donne x=2(1,80)/120≈0,173 mx=\sqrt{2(1{,}80)/120}\approx0{,}173\,\mathrm m. Cette valeur surestime la compression, car elle ignore la diminution d’énergie cinétique pendant l’accrochage.

Démarche réutilisable : indiquez trois états, appliquez la quantité de mouvement pendant le choc, reportez la vitesse obtenue au premier contact avec le ressort, puis utilisez l’énergie pendant la compression. Revérifiez les hypothèses si un ressort ou un mur agit déjà pendant le choc.

6. Essayer six questions avec indices et réponses

Pour chaque question, écrivez le système, l’intervalle, le sens positif et la première équation avant de calculer. Utilisez g=9,8 m/s2g=9{,}8\,\mathrm{m/s^2} au besoin. Essayez l’indice avant d’ouvrir la réponse.

Question 1 : utiliser un travail négatif

Une particule de 0,50 kg a une vitesse initiale de module 4,0 m/s. Sur un intervalle donné, le travail total des forces vaut −3,0 J. Trouvez le module de la vitesse finale. L’équation énergétique détermine-t-elle à elle seule le signe de la vitesse algébrique finale?

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Calculez KiK_i, ajoutez le travail avec son signe, puis trouvez le module de la vitesse. Quelle information disparaît lorsque la vitesse est élevée au carré?

Voir la réponse et le raisonnement

Ki=12(0,50)(4,0)2=4,0 JK_i=\tfrac12(0{,}50)(4{,}0)^2=4{,}0\,\mathrm J, donc Kf=4,0−3,0=1,0 JK_f=4{,}0-3{,}0=1{,}0\,\mathrm J. Ainsi, vf=2(1,0)/0,50=2,0 m/sv_f=\sqrt{2(1{,}0)/0{,}50}=2{,}0\,\mathrm{m/s}. L’équation énergétique seule permet vf,x=+2,0v_{f,x}=+2{,}0 ou −2,0 m/s; il faut d’autres renseignements sur le mouvement pour fixer le sens. Un travail de −5,0 J exigerait une énergie cinétique négative : cet intervalle ne pourrait donc pas se produire comme annoncé.

Question 2 : une hauteur sans durée

Un objet de 0,30 kg est lâché sans vitesse initiale et tombe verticalement de 0,80 m, avec une résistance de l’air négligeable. Trouvez le module de sa vitesse avant tout contact avec le sol. La quantité de mouvement de l’objet seul se conserve-t-elle pendant la chute?

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Choisissez la hauteur finale comme zéro d’énergie potentielle gravitationnelle. Comparez le bilan énergétique objet–Terre au bilan de quantité de mouvement de l’objet seul.

Voir la réponse et le raisonnement

Le bilan énergétique objet–Terre donne mgh=12mvf2mgh=\tfrac12mv_f^2, d’où vf=2(9,8)(0,80)≈3,96 m/sv_f=\sqrt{2(9{,}8)(0{,}80)}\approx3{,}96\,\mathrm{m/s}, vers le bas. La masse se simplifie. La quantité de mouvement de l’objet seul ne se conserve pas, car la gravité fournit une impulsion extérieure. L’énergie mécanique peut se conserver tandis que la quantité de mouvement de l’objet change.

Question 3 : même rapidité, autre quantité de mouvement

Une particule de 0,30 kg possède initialement une vitesse algébrique vi,x=+2,0 m/sv_{i,x}=+2{,}0\,\mathrm{m/s}. Une force résultante constante Fx=−1,5 NF_x=-1{,}5\,\mathrm N agit pendant 0,80 s. Trouvez la vitesse algébrique finale, l’impulsion et le travail total. Pourquoi ces deux dernières grandeurs peuvent-elles avoir des signes différents, ou l’une être nulle?

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Utilisez mvf,x=mvi,x+FxΔtmv_{f,x}=mv_{i,x}+F_x\Delta t. Comparez ensuite les énergies cinétiques initiale et finale. Multiplier la force par la durée ne donne pas le travail.

Voir la réponse et le raisonnement

L’impulsion vaut Jx=(−1,5)(0,80)=−1,20 N sJ_x=(-1{,}5)(0{,}80)=-1{,}20\,\mathrm{N\,s}. La quantité de mouvement initiale vaut +0,60 kg·m/s; la finale vaut donc −0,60 kg·m/s, et vf,x=−2,0 m/sv_{f,x}=-2{,}0\,\mathrm{m/s}. Les deux énergies cinétiques valent 0,60 J; le travail total est nul. La force ralentit d’abord la particule, puis augmente sa rapidité dans l’autre sens. Des modules de vitesse égaux aux deux extrémités n’impliquent pas des vecteurs vitesse ou des quantités de mouvement égaux.

Question 4 : corriger un raccourci énergétique pendant un choc

Deux mobiles de 0,50 kg se dirigent l’un vers l’autre avec uA=+4,0 m/su_A=+4{,}0\,\mathrm{m/s} et uB=−2,0 m/su_B=-2{,}0\,\mathrm{m/s}. Ils restent accrochés sur un rail horizontal à coussin d’air, avec une impulsion extérieure horizontale négligeable. Une étudiante conserve l’énergie cinétique et prédit une vitesse commune de module 10 m/s\sqrt{10}\,\mathrm{m/s}. Trouvez la véritable vitesse algébrique commune et expliquez l’erreur.

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Additionnez les quantités de mouvement avec leurs signes avant de diviser par la masse totale. Calculez ensuite la diminution d’énergie cinétique pour vérifier.

Voir la réponse et le raisonnement Pi,x=(0,50)(4,0)+(0,50)(−2,0)=+1,0 kg m/s\begin{aligned}P_{i,x}&=(0{,}50)(4{,}0)\\&\quad+(0{,}50)(-2{,}0)\\&=+1{,}0\,\mathrm{kg\,m/s}\end{aligned}

La masse totale vaut 1,0 kg, donc V=+1,0 m/sV=+1{,}0\,\mathrm{m/s}. Au départ, Ki=4,0+1,0=5,0 JK_i=4{,}0+1{,}0=5{,}0\,\mathrm J; à la fin, Kf=0,50 JK_f=0{,}50\,\mathrm J. La diminution de 4,50 J est compatible avec l’accrochage. Une vitesse commune de module 10 m/s\sqrt{10}\,\mathrm{m/s} donnerait une quantité de mouvement de module 10 kg m/s\sqrt{10}\,\mathrm{kg\,m/s}, incompatible avec la valeur imposée de +1,0 kg·m/s. L’étudiante a supposé une conservation que cette collision ne respecte pas.

Question 5 : résoudre un nouveau problème en deux intervalles

Un mobile de 0,20 kg allant vers la droite à 5,0 m/s s’accroche à un mobile immobile de 0,30 kg. Une fois le choc terminé, l’ensemble atteint un ressort initialement non déformé de raideur k=50 N/mk=50\,\mathrm{N/m}. Reprenez les hypothèses idéales de l’exemple résolu 3. Trouvez leur vitesse commune, la diminution d’énergie cinétique pendant le choc et la compression maximale. Que devient la compression si seul kk double?

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La vitesse après le choc devient la vitesse initiale de compression. À vitesse et masse fixées, xmax⁡x_{\max} est proportionnel à 1/k1/\sqrt{k}.

Voir la réponse et le raisonnement

La quantité de mouvement donne V=(0,20)(5,0)/0,50=+2,0 m/sV=(0{,}20)(5{,}0)/0{,}50=+2{,}0\,\mathrm{m/s}. L’énergie cinétique passe de 2,50 J à 1,00 J, soit une diminution de 1,50 J. Ensuite, 1,00=12(50)xmax⁡21{,}00=\tfrac12(50)x_{\max}^2, donc xmax⁡=0,20 mx_{\max}=0{,}20\,\mathrm m. Si seule la raideur double, la compression devient 0,20/2≈0,141 m0{,}20/\sqrt2\approx0{,}141\,\mathrm m. La vitesse après le choc reste identique, car le ressort n’agit pas pendant l’impact.

Question 6 : conserver l’impulsion extérieure dans l’équation

Reprenez les mobiles de 0,40 kg et de 0,80 kg de l’exemple résolu 3, avec les mêmes vitesses initiales. Cette fois, un dispositif extérieur fournit une impulsion horizontale connue de −0,24 N·s pendant leur collision avec accrochage. Trouvez leur vitesse algébrique commune juste après. Ces données permettent-elles d’attribuer toute la diminution d’énergie cinétique à des transformations internes dans les mobiles?

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Utilisez Pf,x=Pi,x+Jext,xP_{f,x}=P_{i,x}+J_{{\rm ext},x}, et non Pf,x=Pi,xP_{f,x}=P_{i,x}. L’impulsion du dispositif ne détermine pas, à elle seule, son travail.

Voir la réponse et le raisonnement

La quantité de mouvement initiale vaut +1,20 kg·m/s, donc la finale vaut 1,20−0,24=+0,96 kg m/s1{,}20-0{,}24=+0{,}96\,\mathrm{kg\,m/s}. Ainsi, V=0,96/1,20=+0,80 m/sV=0{,}96/1{,}20=+0{,}80\,\mathrm{m/s}. L’énergie cinétique passe de 1,80 J à 12(1,20)(0,80)2=0,384 J\tfrac12(1{,}20)(0{,}80)^2=0{,}384\,\mathrm J, soit une diminution de 1,416 J. On ne peut pas l’attribuer entièrement à des transformations internes : le dispositif extérieur peut effectuer un travail que son impulsion seule ne permet pas de calculer. Il faut davantage d’information sur sa force et sur le mouvement pour séparer ces contributions.

Pratique de transfert : changer la situation, garder le raisonnement

Appliquez la méthode à trois nouvelles situations : un glissement avec frottement, le passage au sommet d’une piste et une collision en deux dimensions. Chaque exemple résolu est suivi d’une question semblable avec des valeurs différentes. Vous pouvez faire une pause pour choisir le système, l’intervalle et la première équation, ou ouvrir directement l’explication. Les indices sont facultatifs. Utilisez g=9,8 m/s2g=9{,}8\,\mathrm{m/s^2} dans cette section.

Exemple résolu 4 : un plan rugueux modifie l’énergie mécanique

Un bloc de masse m=2,0 kgm=2{,}0\,\mathrm{kg} qui glisse déjà vers le bas arrive à 2,0 m/s sur un plan rectiligne, fixe et incliné à 30°. Il parcourt une distance d=4,0 md=4{,}0\,\mathrm m le long du plan. Le coefficient de frottement cinétique vaut μk=0,20\mu_k=0{,}20; la résistance de l’air est négligeable. Trouvez sa vitesse après ces 4,0 m. Notons NN la grandeur de la force normale et fkf_k celle du frottement cinétique. Avant de calculer, quelle force retire de l’énergie mécanique, et pourquoi la normale n’effectue-t-elle aucun travail?

Un bloc descend vers la droite sur un plan incliné à 30 degrés. Le déplacement suit la pente vers le bas, le frottement remonte la pente, la normale est perpendiculaire au plan et le poids est vertical vers le bas.
Les flèches distinguent le déplacement descendant des trois forces. Schéma non à l’échelle.
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L’accélération perpendiculaire au plan rectiligne est nulle. Trouvez N=mgcos⁡30∘N=mg\cos30^\circ, puis fk=μkNf_k=\mu_kN. La descente verticale vaut dsin⁡30∘d\sin30^\circ, et non dd.

Voir l’explication détaillée

Système : le bloc. Intervalle : de l’entrée au point situé 4,0 m plus bas le long du plan. Première équation : ΔK=Wg+Wf+WN\Delta K=W_g+W_f+W_N. Ici, WgW_g, WfW_f et WNW_N désignent les travaux du poids, du frottement et de la force normale. Le poids effectue un travail positif; le frottement cinétique, un travail négatif. Le plan fixe maintient la normale perpendiculaire au déplacement instantané, donc WN=0W_N=0. Cela concerne son travail et ne signifie pas que la force normale est nulle.

N=mgcos⁡30∘=(2,0)(9,8)cos⁡30∘≈16,97 N,fk=0,20N≈3,395 N.\begin{aligned}N&=mg\cos30^\circ\\&=(2{,}0)(9{,}8)\cos30^\circ\\&\approx16{,}97\,\mathrm N,\\f_k&=0{,}20N\approx3{,}395\,\mathrm N.\end{aligned} Wg=mgdsin⁡30∘=39,2 J,Wf=−μkmgdcos⁡30∘≈−13,58 J.\begin{aligned}W_g&=mgd\sin30^\circ\\&=39{,}2\,\mathrm J,\\W_f&=-\mu_kmgd\cos30^\circ\\&\approx-13{,}58\,\mathrm J.\end{aligned} Kf=12(2,0)(2,0)2+39,2−13,58≈29,62 J,vf=2Kf/m≈5,44 m/s.\begin{aligned}K_f&=\tfrac12(2{,}0)(2{,}0)^2\\&\quad+39{,}2-13{,}58\\&\approx29{,}62\,\mathrm J,\\v_f&=\sqrt{2K_f/m}\\&\approx5{,}44\,\mathrm{m/s}.\end{aligned}

Pourquoi ne pas conserver l’énergie mécanique? De façon équivalente, le bilan d’énergie mécanique du système bloc–Terre est Δ(K+Ug)=Wf\Delta(K+U_g)=W_f, lorsque l’interaction avec la surface est représentée par le travail du frottement. Cette énergie diminue de 13,58 J. Inclure la surface et l’énergie thermique dans un système plus large permet de conserver l’énergie totale, pas l’énergie mécanique. Sans frottement, la vitesse finale serait plus grande. Ici, la composante descendante du poids dépasse le frottement : le bloc continue donc à descendre pendant tout l’intervalle, conformément au modèle de frottement cinétique.

Question 7 : reprendre sur un autre plan rugueux

Un bloc de 1,5 kg descend à 1,0 m/s lorsqu’il arrive sur un plan rectiligne incliné à 30°. Pendant les 2,0 m suivants, μk=0,10\mu_k=0{,}10; le plan est fixe et la résistance de l’air est négligeable. Trouvez sa vitesse finale et la diminution d’énergie mécanique. Nommez le système, l’intervalle et la première équation.

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Utilisez vf2=vi2+2gd(sin⁡30∘−μkcos⁡30∘)v_f^2=v_i^2+2gd(\sin30^\circ-\mu_k\cos30^\circ). Calculez séparément la diminution positive d’énergie μkmgdcos⁡30∘\mu_kmgd\cos30^\circ.

Voir la réponse et le raisonnement

Système : le bloc; intervalle : les 2,0 m de descente indiqués; première équation : ΔK=Wg+Wf\Delta K=W_g+W_f, car le travail de la normale est nul. Ici, Wg=14,7 JW_g=14{,}7\,\mathrm J, Wf≈−2,55 JW_f\approx-2{,}55\,\mathrm J et Ki=0,75 JK_i=0{,}75\,\mathrm J. Ainsi, Kf≈12,90 JK_f\approx12{,}90\,\mathrm J et vf≈4,15 m/sv_f\approx4{,}15\,\mathrm{m/s}. L’énergie mécanique diminue de 2,55 J, même si l’énergie cinétique augmente : le poids fournit plus de travail que le frottement n’en retire. L’accélération vers le bas du plan est positive, ce qui confirme la poursuite du glissement.

Exemple résolu 5 : l’énergie donne la vitesse; Newton vérifie le contact

Un chariot de 2,0 kg, modélisé comme une particule sans énergie de rotation, a une vitesse de 6,0 m/s en A sur une piste lisse et fixe. Le sommet B se trouve 0,50 m plus haut et son rayon de courbure local vaut 4,0 m. Le chariot roule sur le dessus de la piste, qui peut le pousser mais pas le tirer. Négligez la résistance de l’air. En supposant le contact maintenu jusqu’en B, trouvez la vitesse, puis vérifiez si le contact y est localement possible. La conservation de l’énergie suffit-elle à déterminer la normale?

Un chariot monte de A jusqu’au sommet convexe B, 0,50 mètre plus haut. En B, la normale pointe vers le haut; le poids et la direction radiale intérieure pointent vers le bas, vers le centre de courbure. Le rayon local vaut 4,0 mètres.
Au sommet, vers l’intérieur signifie vers le bas. La direction radiale sert à projeter les forces; ce n’est pas une force supplémentaire. Schéma non à l’échelle.
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Utilisez d’abord KA+UA=KB+UBK_A+U_A=K_B+U_B. Tracez ensuite les forces sur le chariot en B et prenez l’intérieur comme sens positif : mg−N=mvB2/Rmg-N=mv_B^2/R.

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Système pour l’énergie : le chariot et la Terre; intervalle : de A à B selon la trajectoire de contact proposée. Première équation : 12mvA2=12mvB2+mgΔh\tfrac12mv_A^2=\tfrac12mv_B^2+mg\Delta h. La normale de la piste fixe et lisse ne travaille pas tant que le contact est maintenu, et aucun travail dissipatif n’intervient.

vB2=vA2−2gΔh=36−2(9,8)(0,50)=26,2 m2/s2,vB≈5,12 m/s.\begin{aligned}v_B^2&=v_A^2-2g\Delta h\\&=36-2(9{,}8)(0{,}50)\\&=26{,}2\,\mathrm{m^2/s^2},\\v_B&\approx5{,}12\,\mathrm{m/s}.\end{aligned}

Système pour les forces : le chariot seul; instant : en B. Première équation radiale : mg−N=mvB2/Rmg-N=mv_B^2/R. Le poids est dirigé vers l’intérieur; la normale, vers l’extérieur. La « force centripète » désigne la force résultante vers l’intérieur, pas une troisième interaction.

N=m(g−vB2/R)=2,0(9,8−26,2/4,0)=6,50 N.\begin{aligned}N&=m(g-v_B^2/R)\\&=2{,}0(9{,}8-26{,}2/4{,}0)\\&=6{,}50\,\mathrm N.\end{aligned}

Vérification du contact : N>0N>0 est compatible avec le contact en B. La limite locale est N=0N=0, soit vB=gRv_B=\sqrt{gR}. Une normale exigée négative signifierait que la piste doit tirer le chariot : la trajectoire de contact supposée serait impossible. Un résultat positif en B ne prouve pas que le contact est maintenu partout auparavant; cela dépend du reste de la piste. L’énergie a fourni la vitesse manquante, puis la loi de Newton a vérifié la contrainte. Pour pratiquer davantage les diagrammes avec une vitesse donnée, poursuivez avec Mouvement circulaire et diagrammes de forces.

Question 8 : reprendre et rejeter une hypothèse de contact impossible

Un chariot-particule de 1,0 kg arrive sur une piste lisse et fixe à 9,0 m/s. Un sommet convexe se trouve 1,0 m plus haut et son rayon local vaut 5,0 m. Le chariot est sur le dessus de la piste, qui ne peut pas le tirer; négligez la résistance de l’air et la rotation. En supposant le contact maintenu jusqu’au sommet, calculez la vitesse candidate et la normale exigée. Cette trajectoire est-elle physiquement possible?

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Trouvez la valeur candidate v2=9,02−2g(1,0)v^2=9{,}0^2-2g(1{,}0). Gardez le signe en remplaçant dans N=m(g−v2/R)N=m(g-v^2/R).

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Système pour l’énergie : le chariot et la Terre; intervalle : de l’entrée à l’état proposé au sommet; première équation : ΔK+ΔUg=0\Delta K+\Delta U_g=0. On obtient v2=61,4 m2/s2v^2=61{,}4\,\mathrm{m^2/s^2}, soit une vitesse candidate de 7,84 m/s. Pour le chariot seul au sommet, la première équation radiale est mg−N=mv2/Rmg-N=mv^2/R. Elle exige N=1,0(9,8−61,4/5,0)=−2,48 NN=1{,}0(9{,}8-61{,}4/5{,}0)=-2{,}48\,\mathrm N. Ce résultat ne représente pas une normale physique vers le bas : il rejette le maintien du contact selon la trajectoire supposée. Le chariot doit perdre le contact avant cet état contraint au sommet. Après la séparation, N=0N=0 et la trajectoire devient un vol libre sous l’action de la gravité; la forme complète de la piste est nécessaire pour localiser le départ. Ne présentez pas 7,84 m/s comme une vitesse vérifiée au point réel du sommet.

Exemple résolu 6 : conserver la quantité de mouvement par composantes

Sur une table horizontale à coussin d’air, la rondelle A (2,0 kg) se déplace vers l’est à 3,0 m/s et la rondelle B (1,0 kg) vers le nord à 4,0 m/s. Elles entrent en collision et restent accrochées. Modélisez-les comme des particules, négligez la rotation et supposez l’impulsion extérieure résultante négligeable dans les deux directions horizontales pendant l’impact. Trouvez leur vitesse commune par composantes, son module et sa direction, puis la diminution d’énergie cinétique. Pourquoi ne peut-on pas simplement additionner les modules des deux quantités de mouvement initiales?

Vue de dessus : A approche du choc vers l’est et B vers le nord. La quantité de mouvement totale possède une composante de 6 vers l’est et de 4 vers le nord, en kilogrammes mètres par seconde. Sa diagonale pointe vers le nord-est.
Le panneau inférieur additionne des vecteurs quantité de mouvement. La diagonale est leur résultante, pas une troisième quantité de mouvement initiale.
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Choisissez l’est comme +x et le nord comme +y. Écrivez une équation de quantité de mouvement par composante, puis divisez chaque total par la masse combinée.

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Système : les deux rondelles; intervalle : immédiatement avant à immédiatement après l’accrochage. Première équation : P⃗f−P⃗i=J⃗ext\vec P_f-\vec P_i=\vec J_{\rm ext}. L’impulsion extérieure horizontale résultante est négligeable séparément en x et en y; chaque composante horizontale de quantité de mouvement se conserve. La courte durée du choc ne garantit pas, à elle seule, cette condition. Le poids et le soutien se compensent verticalement dans ce modèle de table horizontale; ce ne sont pas des impulsions horizontales. Les impulsions internes de contact s’annulent dans la somme des deux rondelles.

(mA+mB)Vx=mAuA,x+mBuB,x3,0Vx=(2,0)(3,0)+(1,0)(0)Vx=2,0 m/s,3,0Vy=(2,0)(0)+(1,0)(4,0)Vy=43 m/s.\begin{aligned}(m_A+m_B)V_x&=m_Au_{A,x}+m_Bu_{B,x}\\3{,}0V_x&=(2{,}0)(3{,}0)+(1{,}0)(0)\\V_x&=2{,}0\,\mathrm{m/s},\\3{,}0V_y&=(2{,}0)(0)+(1{,}0)(4{,}0)\\V_y&=\tfrac43\,\mathrm{m/s}.\end{aligned} ∣V⃗∣=2,02+(4/3)2≈2,40 m/s,θ=tan⁡−1((4/3)/2,0)≈33,7∘ au nord de l’est.\begin{aligned}|\vec V|&=\sqrt{2{,}0^2+(4/3)^2}\\&\approx2{,}40\,\mathrm{m/s},\\\theta&=\tan^{-1}((4/3)/2{,}0)\\&\approx33{,}7^\circ\text{ au nord de l’est}.\end{aligned}

Les signes placent le vecteur dans le quadrant nord-est; l’angle se mesure à partir de l’est. Le module initial de quantité de mouvement vaut 62+42≈7,21 kg m/s\sqrt{6^2+4^2}\approx7{,}21\,\mathrm{kg\,m/s}, et non 6+4=10 kg m/s6+4=10\,\mathrm{kg\,m/s}, car les contributions sont perpendiculaires.

Ki=12(2,0)(3,0)2+12(1,0)(4,0)2=17,0 J,Kf=12(3,0)(2,02+(4/3)2)≈8,67 J,Ki−Kf≈8,33 J.\begin{aligned}K_i&=\tfrac12(2{,}0)(3{,}0)^2\\&\quad+\tfrac12(1{,}0)(4{,}0)^2=17{,}0\,\mathrm J,\\K_f&=\tfrac12(3{,}0)\left(2{,}0^2+(4/3)^2\right)\\&\approx8{,}67\,\mathrm J,\\K_i-K_f&\approx8{,}33\,\mathrm J.\end{aligned}

Vérification : la quantité de mouvement finale vaut (6,0; 4,0) kg·m/s, comme le vecteur initial. L’énergie cinétique ne se conserve pas en général dans une collision; cet accrochage en transforme une partie en énergie interne. Conserver la quantité de mouvement totale n’implique pas de conserver l’énergie cinétique.

Question 9 : reprendre avec une composante négative

Sur une table horizontale à coussin d’air, une rondelle de 1,0 kg allant vers l’est à 4,0 m/s s’accroche à une rondelle de 3,0 kg allant vers le sud à 2,0 m/s. Traitez-les comme des particules sans rotation. L’impulsion extérieure horizontale résultante est négligeable dans les deux directions pendant l’impact. Trouvez les composantes de la vitesse commune, son module, sa direction et la diminution d’énergie cinétique. Prenez l’est comme +x et le nord comme +y.

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La vitesse vers le sud possède une composante y négative. La quantité de mouvement initiale totale vaut (4,0;−6,0) kg m/s(4{,}0;-6{,}0)\,\mathrm{kg\,m/s}; divisez chaque composante par 4,0 kg.

Voir la réponse et le raisonnement

Système : les deux rondelles; intervalle : immédiatement avant à immédiatement après l’accrochage; première équation : P⃗f=P⃗i\vec P_f=\vec P_i, justifiée par l’impulsion extérieure résultante négligeable dans chaque direction horizontale. Ainsi, (Vx;Vy)=(1,0;−1,5) m/s(V_x;V_y)=(1{,}0;-1{,}5)\,\mathrm{m/s}, le module vaut 1,02+1,52≈1,80 m/s\sqrt{1{,}0^2+1{,}5^2}\approx1{,}80\,\mathrm{m/s}, et la direction est tan⁡−1(1,5/1,0)≈56,3∘\tan^{-1}(1{,}5/1{,}0)\approx56{,}3^\circ au sud de l’est. La composante y négative détermine le quadrant. Au départ, Ki=8,0+6,0=14,0 JK_i=8{,}0+6{,}0=14{,}0\,\mathrm J; ensuite, Kf=12(4,0)(3,25)=6,50 JK_f=\tfrac12(4{,}0)(3{,}25)=6{,}50\,\mathrm J. La diminution vaut 7,50 J. Vérifiez les deux composantes de quantité de mouvement, pas seulement le module de la vitesse.

Collisions élastiques en une dimension : trouver les deux vitesses finales

Lorsque deux chariots se séparent après un choc, il faut trouver deux vitesses finales. La conservation de la quantité de mouvement fournit une équation. Un choc parfaitement élastique en fournit une deuxième : l’énergie cinétique totale reste également inchangée. Apprenez à justifier les deux équations, à conserver les signes des vitesses et à rejeter une solution qui décrit encore le mouvement avant le choc.

Ce prolongement facultatif utilise l’algèbre, sans calcul différentiel ou intégral. Utilisez cette section lorsque votre cours aborde les collisions élastiques. Étudiez l’exemple résolu, puis essayez les questions 10 à 13. Consultez un indice lorsque vous en avez besoin.

Préciser le modèle de collision

Considérez deux chariots sur un rail à coussin d’air rectiligne et horizontal. Le chariot A se trouve à gauche du chariot B. On les modélise comme des particules de masses positives et constantes, sans rotation. La droite est le sens positif dans le référentiel inertiel du rail. L’intervalle commence juste avant le contact et se termine juste après la fin du choc, lorsque les chariots se séparent. L’impulsion horizontale extérieure nette est négligeable. La courte durée du choc ne suffit pas à justifier cette hypothèse.

Notons mA,mBm_A,m_B les masses en kilogrammes; uA,uBu_A,u_B les vitesses algébriques avant le choc; et vA,vBv_A,v_B les vitesses algébriques après le choc, toutes en m/s. Une vitesse négative indique un mouvement vers la gauche. La norme d’une vitesse est toujours positive ou nulle. Initialement, les chariots se rapprochent : uA>uBu_A>u_B. La quantité de mouvement horizontale totale est PP, en kg·m/s; l’énergie cinétique totale est KK, en joules. Les indices ii et ff désignent les états avant et après.

Pour le système formé des deux chariots, l’impulsion extérieure négligeable donne

mAuA+mBuB=mAvA+mBvB.m_Au_A+m_Bu_B=m_Av_A+m_Bv_B.

Si le choc est aussi parfaitement élastique,

12mAuA2+12mBuB2=12mAvA2+12mBvB2.\frac12m_Au_A^2+\frac12m_Bu_B^2=\frac12m_Av_A^2+\frac12m_Bv_B^2.

La première équation dépend du système choisi et de son impulsion extérieure. La deuxième dépend du type de collision. Le mot « collision » et le fait que les chariots se séparent ne suffisent pas à justifier la conservation de l’énergie cinétique.

Démontrer une deuxième équation plus simple

Réorganisez l’équation de conservation de la quantité de mouvement :

mA(uA−vA)=mB(vB−uB).m_A(u_A-v_A)=m_B(v_B-u_B).

Notons QQ leur valeur commune, en kg·m/s. Elle représente l’impulsion vers la droite reçue par B dans ce modèle idéal. Réorganisez l’équation d’énergie cinétique, simplifiez le facteur commun un demi, puis factorisez les différences de carrés :

mA(uA−vA)(uA+vA)=mB(vB−uB)(vB+uB).m_A(u_A-v_A)(u_A+v_A)=m_B(v_B-u_B)(v_B+u_B).

On obtient Q(uA+vA)=Q(vB+uB)Q(u_A+v_A)=Q(v_B+u_B). Si Q=0Q=0, les masses positives imposent vA=uAv_A=u_A et vB=uBv_B=u_B : les deux vitesses restent inchangées. Cette solution satisfait les deux équations de conservation, mais ne décrit pas l’état après le choc de ces chariots qui se rapprochent et ne se traversent pas. Au contact, ils se rapprocheraient encore.

Pour le choc avec une impulsion non nulle, divisez par QQ :

uA+vA=vB+uB,vB−vA=uA−uB.u_A+v_A=v_B+u_B,\qquad v_B-v_A=u_A-u_B.

La vitesse relative d’éloignement est égale à la vitesse relative de rapprochement. Cette relation découle des deux équations de conservation pour un choc parfaitement élastique en une dimension. Elle ne s’applique pas à toutes les collisions. Ici, uA−uB>0u_A-u_B>0, donc vB>vAv_B>v_A, comme l’exige la séparation après le choc.

Exemple résolu 7 : le chariot le plus léger change de sens

Le chariot A a une masse mA=1,0 kgm_A=1{,}0\,\mathrm{kg} et une vitesse uA=+4,0 m/su_A=+4{,}0\,\mathrm{m/s}. Le chariot B a une masse mB=3,0 kgm_B=3{,}0\,\mathrm{kg} et est initialement au repos, uB=0u_B=0. Ils subissent un choc parfaitement élastique selon le modèle ci-dessus. Trouvez les deux vitesses finales. Chaque chariot conserve-t-il sa propre énergie cinétique?

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Combinez la conservation de la quantité de mouvement totale avec vB−vA=4,0 m/sv_B-v_A=4{,}0\,\mathrm{m/s}. N’attribuez pas une seule vitesse finale commune aux deux chariots : ils se séparent.

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Choisir le système et l’intervalle. Incluez A et B, de l’instant juste avant le choc à l’instant juste après sa fin. Leurs impulsions de contact sont internes et s’annulent dans le bilan total de quantité de mouvement. L’impulsion horizontale extérieure négligeable conserve la quantité de mouvement horizontale totale; le modèle élastique annoncé conserve l’énergie cinétique totale.

Écrire deux équations indépendantes.

(1,0 kg)vA+(3,0 kg)vB=4,0 kg m/s.(1{,}0\,\mathrm{kg})v_A+(3{,}0\,\mathrm{kg})v_B=4{,}0\,\mathrm{kg\,m/s}. vB−vA=4,0 m/s.v_B-v_A=4{,}0\,\mathrm{m/s}.

La deuxième équation donne vA=vB−4,0 m/sv_A=v_B-4{,}0\,\mathrm{m/s}. Remplacez dans la première :

(4,0 kg)vB=8,0 kg m/s.(4{,}0\,\mathrm{kg})v_B=8{,}0\,\mathrm{kg\,m/s}. vB=+2,0 m/s,vA=−2,0 m/s.v_B=+2{,}0\,\mathrm{m/s},\qquad v_A=-2{,}0\,\mathrm{m/s}.

A change de sens et se déplace vers la gauche à 2,0 m/s. B se déplace vers la droite à 2,0 m/s. Les normes des vitesses sont égales, mais les vitesses algébriques sont différentes.

Vérifier les deux équations de conservation originales.

Pi=(1,0)(4,0)+(3,0)(0)=4,0 kg m/s.P_i=(1{,}0)(4{,}0)+(3{,}0)(0)=4{,}0\,\mathrm{kg\,m/s}. Pf=(1,0)(−2,0)+(3,0)(2,0)=4,0 kg m/s.P_f=(1{,}0)(-2{,}0)+(3{,}0)(2{,}0)=4{,}0\,\mathrm{kg\,m/s}. Ki=12(1,0)(4,0)2=8,0 J.K_i=\tfrac12(1{,}0)(4{,}0)^2=8{,}0\,\mathrm J. Kf=12(1,0)(−2,0)2+12(3,0)(2,0)2=8,0 J.K_f=\tfrac12(1{,}0)(-2{,}0)^2+\tfrac12(3{,}0)(2{,}0)^2=8{,}0\,\mathrm J.

L’énergie cinétique de A passe de 8,0 J à 2,0 J; celle de B passe de 0 à 6,0 J. C’est le total qui se conserve, pas l’énergie de chaque chariot séparément. De même, leurs variations individuelles de quantité de mouvement valent −6,0 et +6,0 kg·m/s.

Vérifier la solution physique. La vitesse relative d’éloignement vaut 2,0−(−2,0)=4,0 m/s2{,}0-(-2{,}0)=4{,}0\,\mathrm{m/s}, comme la vitesse relative de rapprochement. Le couple inchangé (vA,vB)=(4,0;0) m/s(v_A,v_B)=(4{,}0;0)\,\mathrm{m/s} satisfait aussi les deux bilans, mais A continuerait à rattraper B au contact. Il ne décrit pas l’état demandé après ce choc.

Quatre questions avec de moins en moins d’aide

Les questions 10 à 12 utilisent le même modèle de choc parfaitement élastique en une dimension, avec A initialement à gauche de B et une impulsion horizontale extérieure nette négligeable. Prenez la droite comme sens positif. À la question 13, le type de collision est volontairement laissé inconnu.

Question 10 : masses égales, sens initiaux opposés

Les deux masses valent 0,50 kg. Initialement, uA=+3,0 m/su_A=+3{,}0\,\mathrm{m/s} et uB=−1,0 m/su_B=-1{,}0\,\mathrm{m/s}. Trouvez les deux vitesses finales et vérifiez la quantité de mouvement totale ainsi que l’énergie cinétique totale.

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Simplifiez les masses égales dans l’équation de quantité de mouvement. Vous obtenez vA+vB=2,0 m/sv_A+v_B=2{,}0\,\mathrm{m/s}; la relation des vitesses relatives donne vB−vA=4,0 m/sv_B-v_A=4{,}0\,\mathrm{m/s}. Additionnez, puis soustrayez.

Afficher la réponse et le raisonnement

L’addition donne 2vB=6,0 m/s2v_B=6{,}0\,\mathrm{m/s}, donc vB=+3,0 m/sv_B=+3{,}0\,\mathrm{m/s} et vA=−1,0 m/sv_A=-1{,}0\,\mathrm{m/s}. Les chariots échangent leurs vitesses algébriques. La quantité de mouvement totale initiale et finale vaut 0,50(3,0−1,0)=1,0 kg m/s0{,}50(3{,}0-1{,}0)=1{,}0\,\mathrm{kg\,m/s}. L’énergie cinétique totale initiale et finale vaut 12(0,50)(3,02+1,02)=2,5 J\tfrac12(0{,}50)(3{,}0^2+1{,}0^2)=2{,}5\,\mathrm J. L’échange des vitesses découle de l’égalité des masses dans ce modèle élastique en une dimension; ne l’appliquez pas automatiquement à des masses différentes.

Question 11 : un bilan de quantité de mouvement peut valider le mauvais modèle

Reprenez les chariots de 1,0 kg et 3,0 kg de l’exemple résolu 7. Une personne calcule V=4,0 kg m/s1,0 kg+3,0 kg=1,0 m/sV=\dfrac{4{,}0\,\mathrm{kg\,m/s}}{1{,}0\,\mathrm{kg}+3{,}0\,\mathrm{kg}}=1{,}0\,\mathrm{m/s} et attribue cette même vitesse aux deux chariots. Elle affirme que le résultat est forcément correct, puisque la quantité de mouvement totale est inchangée. Vérifiez sa réponse et repérez l’hypothèse qu’elle a ajoutée.

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Les deux vitesses finales ont été remplacées par une seule. Vérifiez aussi l’énergie cinétique totale.

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La quantité de mouvement proposée vaut (1,0+3,0)(1,0)=4,0 kg m/s(1{,}0+3{,}0)(1{,}0)=4{,}0\,\mathrm{kg\,m/s}, ce qui est correct. En revanche, l’énergie cinétique proposée vaut seulement 12(1,0+3,0)(1,0)2=2,0 J\tfrac12(1{,}0+3{,}0)(1{,}0)^2=2{,}0\,\mathrm J, contre 8,0 J initialement. Cette diminution de 6,0 J contredit l’hypothèse d’un choc parfaitement élastique. La vitesse finale commune correspond au résultat immédiat parfaitement inélastique utilisé lorsque les objets restent collés, et non au résultat élastique avec séparation demandé ici. La conservation de la quantité de mouvement ne permet pas, à elle seule, de choisir entre ces modèles.

Question 12 : les deux chariots bougent avant le choc

Le chariot A a une masse de 2,0 kg et une vitesse initiale de +2,0 m/s. Le chariot B a une masse de 1,0 kg et une vitesse initiale de −1,0 m/s. Trouvez les deux vitesses finales. Vérifiez la quantité de mouvement, l’énergie cinétique et la séparation après le choc.

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La quantité de mouvement initiale vaut +3,0 kg·m/s. La vitesse relative de rapprochement vaut 2,0−(−1,0)=3,0 m/s2{,}0-(-1{,}0)=3{,}0\,\mathrm{m/s}. Écrivez les deux équations avant de substituer.

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La quantité de mouvement donne (2,0 kg)vA+(1,0 kg)vB=3,0 kg m/s(2{,}0\,\mathrm{kg})v_A+(1{,}0\,\mathrm{kg})v_B=3{,}0\,\mathrm{kg\,m/s}. Le modèle élastique donne vB−vA=3,0 m/sv_B-v_A=3{,}0\,\mathrm{m/s}. En remplaçant vB=vA+3,0 m/sv_B=v_A+3{,}0\,\mathrm{m/s}, on obtient 3,0 kg vA=03{,}0\,\mathrm{kg}\,v_A=0, donc vA=0v_A=0 et vB=+3,0 m/sv_B=+3{,}0\,\mathrm{m/s}. La quantité de mouvement finale vaut 3,0 kg·m/s. L’énergie cinétique initiale vaut 12(2,0)(2,0)2+12(1,0)(−1,0)2=4,5 J\tfrac12(2{,}0)(2{,}0)^2+\tfrac12(1{,}0)(-1{,}0)^2=4{,}5\,\mathrm J, comme l’énergie finale 12(1,0)(3,0)2=4,5 J\tfrac12(1{,}0)(3{,}0)^2=4{,}5\,\mathrm J. B s’éloigne de A, désormais immobile, à 3,0 m/s. L’arrêt d’un chariot est compatible avec un choc élastique.

Question 13 : se séparer ne prouve pas que le choc est élastique

Conservez les masses, les positions et les vitesses initiales de l’exemple résolu 7, mais retirez l’hypothèse d’un choc élastique. Vous savez seulement que l’impulsion horizontale extérieure nette est négligeable et que les chariots se séparent après le choc. Leurs vitesses finales sont-elles déterminées de façon unique? Vérifiez les couples (−2,0;+2,0) m/s(-2{,}0;+2{,}0)\,\mathrm{m/s} et (0;+4/3) m/s(0;+4/3)\,\mathrm{m/s}, donnés dans l’ordre A, B.

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Vérifiez la quantité de mouvement et la séparation pour chaque couple, puis comparez les énergies cinétiques. Quelle condition supplémentaire permettait de choisir une réponse dans l’exemple résolu 7?

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Non. Les deux couples donnent une quantité de mouvement totale de 4,0 kg·m/s et vérifient vB>vAv_B>v_A : les chariots se séparent. Le premier couple donne une énergie cinétique de 8,0 J et correspond au résultat élastique. Pour le deuxième,

Kf=12(3,0)(4/3)2=83 J.K_f=\tfrac12(3{,}0)(4/3)^2=\frac83\,\mathrm J.

Cette valeur est inférieure aux 8,0 J initiaux. Il s’agit d’un résultat inélastique avec séparation possible dans un modèle qui convertit une partie de l’énergie cinétique en énergie interne. Cela montre pourquoi « les chariots ne restent pas collés » ne suffit pas. Il faut une autre condition indépendante : un choc explicitement élastique, une variation d’énergie cinétique précisée ou une vitesse finale mesurée, par exemple. N’ajoutez pas silencieusement l’information manquante.

Dernière vérification : nommez le système des deux chariots et l’intervalle; justifiez la conservation de la quantité de mouvement; justifiez séparément le type de collision; gardez les signes des vitesses; vérifiez la conservation de la quantité de mouvement et, si le choc est déclaré élastique, celle de l’énergie cinétique; puis vérifiez que les chariots se séparent. Pour vous exercer davantage, vous pouvez reprendre la question correspondante en consultant son indice ou son explication au besoin.

Graphiques force–position : travail, vitesse et positions accessibles

Une force peut varier pendant le déplacement d'un objet. Un graphique force–position permet de calculer son travail sans supposer que l'accélération est constante. Vérifiez quelle force est représentée, dans quel sens l'objet se déplace et si la position demandée est accessible.

Utilisez des triangles et des trapèzes; le calcul intégral est facultatif. Revoyez d'abord le théorème de l'énergie cinétique.

Lire les axes et définir les grandeurs

Choisissez la droite comme sens positif. La position xx se mesure en mètres; la composante signée de vitesse vxv_x, en m/s; la vitesse scalaire est v=∣vx∣v=|v_x|; la masse mm, en kilogrammes; et l'énergie cinétique K=12mv2K=\tfrac12mv^2, en joules. L'ordonnée FxF_x du graphique, en newtons, est une composante horizontale signée de force. Vérifiez s'il s'agit de la force résultante, soit la somme de toutes les composantes horizontales, ou d'une seule force appliquée.

Pour un mouvement vers les xx croissants, l'aire au-dessus de l'axe horizontal représente un travail positif; l'aire en dessous représente un travail négatif. Séparez le graphique à chaque changement de pente et à chaque passage par zéro, puis additionnez les aires avec leur signe. L'aire d'un triangle vaut la moitié du produit de sa base par sa hauteur. Pour un segment droit, le travail vaut la force moyenne aux deux extrémités multipliée par la variation de position. Les unités sont N m=J\mathrm{N\,m}=\mathrm J.

Pour une loi de force fixe qui dépend de la position, parcourir le même segment dans l'autre sens inverse le signe du travail. Une force négative produit un travail positif pendant un déplacement vers la gauche. On ne peut pas inverser ainsi un graphique de frottement cinétique sans le modifier : ce frottement change de sens quand le glissement change de sens.

Si le graphique représente la résultante, son travail donne

K(x)=Ki+Wnet, i→x,v(x)=2K(x)m.K(x)=K_i+W_{{\rm net},\,i\to x},\qquad v(x)=\sqrt{\frac{2K(x)}m}.

Ici, KiK_i est l'énergie cinétique à la position initiale donnée, et Wnet, i→xW_{{\rm net},\,i\to x} est le travail total accumulé de cette position jusqu'à xx, dans le sens du parcours envisagé. Si le graphique montre une seule force appliquée, ajoutez le travail des autres forces avant d'utiliser cette équation. Ne comptez pas la même interaction une fois comme travail et une seconde fois comme variation d'énergie potentielle.

La racine carrée donne la vitesse scalaire; le mouvement détermine le signe de vxv_x. Vérifiez que K(x)K(x) reste non négative sur tout le trajet envisagé. Si elle atteint zéro, interrompez l'hypothèse d'un parcours dans un seul sens et examinez la force avant de décider si l'objet repart dans l'autre sens ou reste au repos. Une énergie positive calculée à une position éloignée ne rend pas possible un trajet qui exigerait une énergie cinétique négative auparavant.

Notation facultative en calcul intégral : pour la loi fixe de force résultante, Wnet, i→x=∫xixFx(ξ) dξW_{{\rm net},\,i\to x}=\int_{x_i}^{x}F_x(\xi)\,d\xi, où ξ\xi est la variable de position dans l'intégrale. L'ordre des bornes tient compte du sens du parcours. Au contraire, une aire force–temps s'exprime en N·s et donne une impulsion, pas un travail.

Exemple résolu 8 : additionner les travaux avant de trouver la vitesse

Un mobile de 1,0 kg1{,}0\,\mathrm{kg} part de x=0x=0 avec vi,x=+2,0 m/sv_{i,x}=+2{,}0\,\mathrm{m/s} sur un rail à coussin d'air rectiligne et horizontal. Modélisez-le par une particule, négligez la rotation et les résistances, et utilisez le référentiel inertiel du rail. Un dispositif commandé produit la force résultante horizontale représentée ci-dessous. Le poids et la force de soutien se compensent verticalement et leur travail est nul. La loi de force dépend seulement de la position et reste inchangée si le mobile inverse son mouvement.

Trouvez la vitesse scalaire à x=2,0x=2{,}0, 4,04{,}0 et 6,0 m6{,}0\,\mathrm m. Où est-elle maximale sur ce trajet? Vérifiez que les trois positions sont accessibles.

Force résultante horizontale en fonction de la position : segments droits passant par (0 m, 0 N), (2 m, 4 N), (4 m, 0 N) et (6 m, −4 N). Le mobile se déplace initialement vers la droite.
L'axe horizontal représente la position, pas le temps. Reliez les points indiqués par des segments droits.
Lire les valeurs exactes du graphique
  • À 0 m : 0 N.
  • À 2,0 m : +4,0 N.
  • À 4,0 m : 0 N.
  • À 6,0 m : −4,0 N.

La force varie linéairement entre deux points consécutifs.

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Calculez trois aires triangulaires avec leur signe, une pour chaque intervalle de 2,0 m. Ajoutez chacune à l'énergie cinétique obtenue à la fin de l'intervalle précédent. Une force nulle à une position n'implique pas une vitesse nulle.

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Système et intervalles : choisissez le mobile, de sa position initiale à chaque position demandée. La première équation est ΔK=Wnet\Delta K=W_{\rm net}, et non la conservation de l'énergie cinétique du mobile. Initialement,

Ki=12(1,0)(2,0)2=2,0 J.K_i=\tfrac12(1{,}0)(2{,}0)^2=2{,}0\,\mathrm J.

Pendant le déplacement vers la droite, les deux premiers triangles donnent un travail positif; le dernier, un travail négatif :

W0→2=12(2,0)(4,0)=+4,0 J,W2→4=+4,0 J,W4→6=−4,0 J.\begin{aligned}W_{0\to2}&=\tfrac12(2{,}0)(4{,}0)=+4{,}0\,\mathrm J,\\W_{2\to4}&=+4{,}0\,\mathrm J,\\W_{4\to6}&=-4{,}0\,\mathrm J.\end{aligned}

Conservez l'énergie acquise à chaque étape au lieu de recommencer chaque intervalle depuis le repos :

K(2,0 m)=2,0+4,0=6,0 J,v(2,0 m)=12≈3,46 m/s,K(4,0 m)=6,0+4,0=10,0 J,v(4,0 m)=20≈4,47 m/s,K(6,0 m)=10,0−4,0=6,0 J,v(6,0 m)=12≈3,46 m/s.\begin{aligned}K(2{,}0\,\mathrm m)&=2{,}0+4{,}0=6{,}0\,\mathrm J,\\v(2{,}0\,\mathrm m)&=\sqrt{12}\approx3{,}46\,\mathrm{m/s},\\K(4{,}0\,\mathrm m)&=6{,}0+4{,}0=10{,}0\,\mathrm J,\\v(4{,}0\,\mathrm m)&=\sqrt{20}\approx4{,}47\,\mathrm{m/s},\\K(6{,}0\,\mathrm m)&=10{,}0-4{,}0=6{,}0\,\mathrm J,\\v(6{,}0\,\mathrm m)&=\sqrt{12}\approx3{,}46\,\mathrm{m/s}.\end{aligned}

Vérifiez tout le trajet : l'énergie cinétique augmente continûment de 2,0 à 10,0 J entre 0 et 4,0 m, puis diminue jusqu'à 6,0 J entre 4,0 et 6,0 m. Elle reste positive. Le mobile ne s'arrête jamais : les trois vitesses vectorielles sont dirigées vers la droite et les positions demandées sont accessibles.

La vitesse scalaire maximale est 4,47 m/s à 4,0 m. La force passe alors de positive à négative : le mobile cesse d'accélérer dans le sens de son mouvement et commence à ralentir. La force nulle à cet instant signifie une accélération instantanée nulle, pas le repos. La force maximale, à 2,0 m, ne correspond pas à la vitesse maximale.

Vérifiez les unités et la méthode : le travail total jusqu'à 6,0 m est +4,0 J; l'énergie cinétique finale dépasse donc sa valeur initiale. L'aire du graphique ne donne ni une variation de vitesse ni une impulsion. Comme ax=Fx/ma_x=F_x/m varie avec la position, une seule équation à accélération constante ne décrit pas tout le trajet.

Quatre exercices avec de moins en moins de guidage

Pour chaque exercice, nommez la force représentée, le sens du déplacement et l'équation de travail–énergie. Consultez un indice au besoin; utilisez la solution pour vérifier le raisonnement autant que le résultat.

Question 14 : changer la masse et la vitesse initiale

Reprenez le graphique de force résultante de l'exemple 8 avec un mobile de 2,0 kg qui part de x=0x=0 avec vi,x=+1,0 m/sv_{i,x}=+1{,}0\,\mathrm{m/s}. Trouvez sa vitesse scalaire à 4,0 m. Cette position est-elle accessible? La force nulle à cet endroit signifie-t-elle que l'énergie cinétique est nulle?

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Le travail jusqu'à 4,0 m reste +8,0 J. L'énergie cinétique initiale change, et la masse intervient aussi dans la conversion de l'énergie finale en vitesse.

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Pour le mobile de 0 à 4,0 m, Kf=Ki+WnetK_f=K_i+W_{\rm net}. Initialement, Ki=12(2,0)(1,0)2=1,0 JK_i=\tfrac12(2{,}0)(1{,}0)^2=1{,}0\,\mathrm J. Donc Kf=9,0 JK_f=9{,}0\,\mathrm J et vf=2(9,0)/2,0=3,0 m/sv_f=\sqrt{2(9{,}0)/2{,}0}=3{,}0\,\mathrm{m/s}, vers la droite. La force est non négative sur tout ce trajet aller : l'énergie cinétique ne descend jamais sous sa valeur initiale positive. Le mobile atteint 4,0 m. La force nulle à cet endroit signifie une accélération instantanée nulle; l'énergie cinétique vaut 9,0 J.

Question 15 : le graphique montre seulement la force appliquée

Un bloc de 1,0 kg glisse déjà vers la droite lorsqu'il passe en x=0x=0 à 2,0 m/s sur une surface fixe et horizontale. Sa force horizontale appliquée Fapp,xF_{{\rm app},x} est linéaire par morceaux : elle relie (0 m, +2,0 N), (2,0 m, +6,0 N) et (4,0 m, +2,0 N) par des segments droits. Le frottement cinétique, de module constant 1,0 N, s'oppose au glissement. Le poids et la normale font un travail nul; on néglige les autres forces et la rotation. Une personne additionne l'aire de la force appliquée et l'énergie cinétique initiale, puis annonce 18 J à 4,0 m. Corrigez le bilan et trouvez la vitesse scalaire.

Force horizontale appliquée, et non résultante : segments droits passant par (0 m, 2 N), (2 m, 6 N) et (4 m, 2 N). Le frottement est une force distincte.
Ajoutez le travail du frottement avant de calculer la vitesse.
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Chaque trapèze de largeur 2,0 m a une force appliquée moyenne de 4,0 N. Calculez ensuite le travail du frottement pendant tout le déplacement de 4,0 m vers la droite.

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Système : le bloc; intervalle : de 0 à 4,0 m. Utilisez Kf=Ki+Wapp+WfK_f=K_i+W_{\rm app}+W_f, où WappW_{\rm app} et WfW_f désignent respectivement le travail de la force appliquée et celui du frottement.

Wapp=2[2,0+6,02(2,0)]=16,0 J,Wf=−(1,0)(4,0)=−4,0 J,Kf=2,0+16,0−4,0=14,0 J,vf=28≈5,29 m/s.\begin{aligned}W_{\rm app}&=2\left[\frac{2{,}0+6{,}0}{2}(2{,}0)\right]=16{,}0\,\mathrm J,\\W_f&=-(1{,}0)(4{,}0)=-4{,}0\,\mathrm J,\\K_f&=2{,}0+16{,}0-4{,}0=14{,}0\,\mathrm J,\\v_f&=\sqrt{28}\approx5{,}29\,\mathrm{m/s}.\end{aligned}

La réponse de 18 J omettait le frottement. Pendant tout le mouvement envisagé vers la droite, la résultante vaut au moins 2,0−1,0=1,0 N2{,}0-1{,}0=1{,}0\,\mathrm N. Le bloc accélère donc vers la droite et continue d'y glisser. Le sens choisi pour le frottement est cohérent et la vitesse finale est dirigée vers la droite.

Question 16 : parcourir vers la gauche un segment de force négative

Dans un essai distinct, reprenez la loi fixe de force résultante de l'exemple 8. Un mobile de 1,0 kg part de 6,0 m avec une composante de vitesse de −1,0 m/s. Trouvez sa vitesse lorsqu'il atteint 4,0 m pour la première fois. Le travail est-il négatif parce que le graphique se trouve sous l'axe des positions?

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Le déplacement se fait maintenant vers la gauche. Inversez le signe du travail calculé pour le parcours initial de 4,0 à 6,0 m, puis déduisez le signe de la vitesse à partir du mouvement.

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La force représentée est négative à l'intérieur de ce segment, tout comme chaque déplacement. Le travail est positif : W6→4=+4,0 JW_{6\to4}=+4{,}0\,\mathrm J. Pour le mobile pendant cet intervalle vers la gauche, Kf=12(1,0)(1,0)2+4,0=4,5 JK_f=\tfrac12(1{,}0)(1{,}0)^2+4{,}0=4{,}5\,\mathrm J. La vitesse scalaire vaut donc 3,0 m/s, et la composante signée vaut vf,x=−3,0 m/sv_{f,x}=-3{,}0\,\mathrm{m/s}. L'énergie cinétique augmente continûment pendant ce parcours : le mobile atteint 4,0 m sans inverser son mouvement. « Sous l'axe signifie un travail négatif » suppose une position croissante; le sens du déplacement compte.

Question 17 : un résultat final positif peut être impossible

Un mobile de 1,0 kg part de x=0x=0 avec vi,x=+2,0 m/sv_{i,x}=+2{,}0\,\mathrm{m/s}. Une nouvelle loi fixe de force résultante donne −4,0 N pour 0≤x<2,0 m0\le x<2{,}0\,\mathrm m, puis +6,0 N pour 2,0≤x≤4,0 m2{,}0\le x\le4{,}0\,\mathrm m. Le saut fini de force est idéalisé; il n'y a ni collision ni impulsion instantanée. Gardez les mêmes hypothèses de particule et de rail à coussin d'air que dans l'exemple. Une personne calcule K(4,0 m)=2,0−8,0+12,0=6,0 JK(4{,}0\,\mathrm m)=2{,}0-8{,}0+12{,}0=6{,}0\,\mathrm J et conclut que le mobile atteint 4,0 m. Trouvez la première position où ce trajet envisagé échoue et expliquez le mouvement qui suit près de cette position.

Nouveau graphique de force résultante : −4 N de 0 m jusqu'à 2 m, puis +6 N de 2 m à 4 m. La force saute à 2 m; aucun segment incliné ne relie les deux niveaux.
Suivez le travail accumulé avant d'utiliser une position finale éloignée.
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Dans le premier intervalle, chaque mètre parcouru vers la droite enlève 4,0 J. Jusqu'où l'énergie initiale de 2,0 J permet-elle d'aller? Quelle force agit lorsque le mobile s'arrête?

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Système : le mobile; examinez d'abord le trajet aller dans la région de force négative. L'énergie cinétique serait

K(x)=2,0 J−(4,0 N)x.K(x)=2{,}0\,\mathrm J-(4{,}0\,\mathrm N)x.

Elle atteint zéro pour la première fois à

xturn=2,0 J4,0 N=0,50 m.x_{\rm turn}=\frac{2{,}0\,\mathrm J}{4{,}0\,\mathrm N}=0{,}50\,\mathrm m.

Ici, xturnx_{\rm turn} désigne la position de rebroussement. La force y vaut toujours −4,0 N, donc ax=Fx/m=−4,0 m/s2a_x=F_x/m=-4{,}0\,\mathrm{m/s^2}. Le mobile est momentanément au repos, puis repart vers la gauche. Il ne peut pas poursuivre vers la droite juste au-delà de 0,50 m : cela exigerait une énergie cinétique négative. Au retour, près du point de rebroussement, la force et le déplacement sont tous deux vers la gauche. Le travail est positif et la vitesse scalaire augmente.

La région ultérieure de force positive n'est pas atteinte pendant le trajet envisagé vers la droite. Le mouvement après une sortie du domaine fourni, en x<0x<0, n'est pas précisé. Le calcul à la position finale est formellement correct pour un parcours supposé de tout le graphique, mais ce parcours est impossible avec l'état initial donné. Les 6,0 J calculés ne sont pas une énergie finale réellement atteinte. Pour une loi fixe de force en une dimension, des positions permises avec K≥0K\ge0 peuvent être séparées par un intervalle inaccessible; on ne peut pas le franchir par un simple calcul.

Vérification finale : distinguez la force résultante de la force appliquée; repérez les mètres ou les secondes; conservez les signes des travaux et l'énergie cinétique initiale; ajoutez les autres travaux; examinez tout le trajet; puis déterminez le sens de la vitesse séparément de son module.

7. Vérifier la méthode avant le calcul

  • Ai-je conservé le même système des deux côtés? Si vous utilisez la quantité de mouvement initiale de deux mobiles, utilisez aussi la quantité de mouvement finale des deux.
  • Ai-je justifié la conservation? Écrivez « impulsion extérieure négligeable » pour la quantité de mouvement. Pour l’énergie mécanique, précisez les pertes négligées et les interactions extérieures dont le travail est nul.
  • Ai-je gardé les signes des vitesses? Des quantités de mouvement opposées peuvent se compenser; les énergies cinétiques s’additionnent avec des valeurs positives ou nulles.
  • Ai-je vérifié l’axe horizontal? Force multipliée par distance donne des joules. Force multipliée par temps donne des newtons-secondes.
  • Ai-je séparé les étapes lorsque les interactions changent? Une vitesse obtenue après un choc devient une condition initiale pour l’étape suivante.
  • Ai-je vérifié un cas limite? À énergie d’arrivée fixée, un ressort plus raide doit moins se comprimer. Sans mouvement relatif initial, un accrochage idéal sans travail extérieur ne diminue pas l’énergie cinétique.

Si le choix du système ou l’identification des forces extérieures vous bloque, reprenez Diagrammes de forces et frottement. Apportez en séance de tutorat un problème ou une notion que vous aimeriez comprendre; votre tuteur peut partir des bases et avancer avec vous. Les séances de tutorat sont actuellement offertes en anglais. Une prochaine étape utile consiste à expliquer précisément chaque conservation avant de refaire le calcul avec de nouvelles valeurs.

8. Références et liens avec les cours

PHYS 204 à Concordia porte sur la conservation de la quantité de mouvement et de l’énergie. PHYS 101 à McGill présente la mécanique d’introduction, dont l’énergie, sans calcul différentiel ou intégral; PHYS 131 présente la mécanique newtonienne.

Les explications, les situations, les valeurs numériques et les figures de cette leçon sont originales. Cette ressource est indépendante des universités mentionnées.

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