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1. Observer la structure avant de choisir une formule
Connaître des formules d’intégration ne suffit pas toujours pour savoir par où commencer. Une première question utile est : quelle transformation rendrait cette expression plus facile à intégrer? On peut simplifier son écriture algébrique, remplacer une expression composée par une nouvelle variable ou transformer l’intégrale en une autre plus simple.
Ce guide développe ce raisonnement à l’aide de la substitution, de l’intégration par parties, des fractions partielles et de la substitution trigonométrique. Il suppose que vous connaissez les primitives usuelles ainsi que les règles de dérivation en chaîne et du produit. Le but est de pouvoir justifier votre première étape, reconnaître quand elle n’aide pas et vérifier le résultat.
Dans la notation qui suit, est la variable d’intégration et précise cette variable. L’intégrande est l’expression qu’on intègre. Une primitive est une fonction dont la dérivée est égale à l’intégrande. Le symbole désigne une constante réelle arbitraire : ajouter une constante ne change pas la dérivée. Le nombre est la base de l’exponentielle naturelle; désigne le logarithme naturel, sa fonction réciproque.
Comparez ces deux intégrales presque identiques :
Les deux contiennent un produit. Dans la première, la dérivée de l’exposant est : le facteur devant l’exponentielle fournit donc la dérivée recherchée, à un facteur constant près. Dans la seconde, la dérivée de l’exposant est simplement ; le facteur reste à traiter. Cette petite différence rend la substitution naturelle pour la première et l’intégration par parties utile pour la seconde.
Parcours du guide : simplifier → substituer → intégrer par parties → décomposer en fractions partielles → combiner et vérifier → substitution trigonométrique → s’exercer. Lisez les exemples résolus dans l’ordre, puis essayez les exercices avant d’ouvrir les solutions.
2. Simplifier avant de choisir une technique
Une intégrale qui ressemble à un quotient peut ne demander qu’une division ou une simplification de facteurs. Par exemple :
Le logarithme apparaît parce que la règle d’intégration des puissances exclut l’exposant . Aucune autre méthode n’est nécessaire ici. De même, développer un produit court de polynômes peut être plus simple qu’intégrer par parties. En revanche, gardez une puissance comme sous sa forme compacte lorsque la dérivée de l’expression intérieure apparaît à proximité.
Si l’algèbre vous bloque, reprenez le guide Avant le calcul : 10 compétences en algèbre à maîtriser. Ici, nous examinerons surtout ce que l’algèbre révèle sur le choix d’une méthode d’intégration.
3. La substitution : remonter la règle de dérivation en chaîne
Soit une fonction et l’une de ses primitives, donc ; le symbole prime indique une dérivée. Soit une fonction intérieure dérivable. On utilise pour désigner sa valeur. La règle de dérivation en chaîne donne :
Lire cette égalité en sens inverse explique la substitution, aussi appelée changement de variable. Quand l’intégrande contient accompagné de , poser permet de regrouper ces éléments sous la forme . La différentielle traduit le changement de variable : elle fait partie du calcul.
Exemple résolu : ajuster un facteur constant
Pour , choisissons . Alors , donc :
Le facteur compense l’écart entre et . La dérivée du résultat est , exactement l’intégrande de départ.
Vérifier l’ensemble du changement de variable
Dans , poser donne , puis . Mais enlever le facteur devant l’exponentielle change le problème. Pour , la même substitution ne donne pas . On ne peut pas supprimer le facteur nécessaire au remplacement de .
Point de contrôle : après la substitution, avez-vous réécrit toutes les variables et la différentielle de façon cohérente? La nouvelle intégrale est-elle plus simple? La présence de la dérivée intérieure est un indice précieux, mais elle n’est pas indispensable à toute substitution utile. Il faut parfois aussi exprimer un facteur restant en fonction de .
4. Comprendre le rôle de la différentielle et des bornes
Considérons une intégrale définie avec et . Lorsque , on a ; lorsque , on a :
Les courbes ci-dessous ont des formes différentes et ne couvrent pas les mêmes intervalles horizontaux. Pourtant, les aires colorées sont égales. La substitution change à la fois l’expression de la fonction et la mesure des largeurs horizontales.
Le symbole désigne une petite variation de , et la variation correspondante de . Pour une bande suffisamment étroite, ; à la limite, on obtient . La hauteur initiale et la nouvelle hauteur décrivent la même quantité accumulée lorsqu’on les associe à la largeur appropriée. Changer seulement le nom de la fonction ferait perdre cette compensation.
Deux démarches permettent de terminer correctement une intégrale définie :
- Passer entièrement à , y compris dans les bornes, comme ci-dessus
- Trouver une primitive, revenir à , puis utiliser les bornes initiales en
N’évaluez pas une primitive en avec des bornes restées en . N’ajoutez pas à la valeur numérique finale : la constante s’annule lorsqu’on soustrait les valeurs aux bornes.
Comparaison rapide : suggère un logarithme. L’intégrale voisine correspond à la primitive usuelle en arctangente. Le numérateur détermine quelle dérivée on reconnaît.
5. L’intégration par parties : remonter la règle du produit
Pour cette méthode, et désignent des fonctions dérivables de . Il s’agit de nouveaux choix, sans lien avec la variable de substitution de la section précédente. Leurs différentielles sont et . La règle du produit donne . En intégrant puis en réorganisant :
Cette formule remplace une intégrale par une autre. Choisissez pour que sa dérivée soit utile, et pour pouvoir réellement trouver . Examinez ensuite l’intégrale restante avant de poursuivre un long calcul.
Exemple résolu : diminuer la difficulté
Revenons à . Dériver fait disparaître ce facteur, et intégrer est simple :
Pourquoi a-t-on avancé? L’intégrale restante ne contient plus le facteur polynomial. En dérivant la réponse, on obtient deux termes supplémentaires de signes opposés. Ils s’annulent et il reste .
Inverser les choix est permis, mais peu utile : prendre et laisse une intégrale contenant . Le degré du polynôme a augmenté au lieu de diminuer. Une application correcte de la formule ne garantit donc pas un choix efficace.
Un produit peut être caché
Dans , écrivons l’intégrande sous la forme , avec . Choisissons et :
Le gain vient de la simplification dans , même si , pris seul, ne semble pas plus simple. C’est pourquoi une suggestion comme « dériver d’abord le logarithme » est un repère utile, sans garantir que le choix fonctionnera.
Erreur fréquente : intégrer un produit ne revient pas à multiplier deux primitives. Par exemple, , tandis que a pour dérivée , et non .
Quand l’intégration par parties ramène l’intégrale de départ
Une seule intégration par parties ne termine pas toujours le calcul. Dans un produit de polynôme et d’exponentielle, les dérivations successives peuvent faire disparaître le polynôme. Dans un produit d’exponentielle et de sinus ou de cosinus, dériver deux fois le facteur trigonométrique ramène la même fonction avec un changement de signe. On peut ainsi obtenir une équation dont l’inconnue est l’intégrale, même si aucun facteur ne disparaît.
Utilisez cette section après l’exemple à une seule intégration par parties ci-dessus. Nous appliquerons deux fois la méthode, puis résoudrons l’équation obtenue. Les arguments trigonométriques sont en radians.
Exemple résolu : conserver la même intégrale tout au long du calcul
Trouvons une primitive de . Pour traiter les constantes sans ambiguïté, définissons d’abord deux fonctions particulières avec la même borne inférieure fixe :
La lettre désigne la variable d’intégration, et la borne supérieure. Les deux fonctions valent zéro en ; aucune ne contient donc de constante arbitraire. Les intégrandes sont continus sur tous les réels.
Premier passage : choisissons , , donc et . Utilisons la forme définie :
Deuxième passage : dans , dérivons de nouveau le facteur trigonométrique. Avec et , on a . Le signe moins de la formule et celui de donnent un signe plus :
Remplacer et résoudre : le qui réapparaît est exactement la fonction définie au départ. Arrêtons d’intégrer et regroupons les termes qui la contiennent.
Vérifions la condition imposée par la borne fixe : la dernière expression donne . Puisque , la famille complète des primitives est
Le nombre fixe est absorbé dans l’unique constante réelle arbitraire . N’ajoutez pas une nouvelle constante indépendante à chaque apparition de ou de pendant la résolution. On peut aussi effectuer un calcul de primitives à une constante additive près, puis rétablir une seule constante à la fin.
Vérification indépendante par dérivation : la règle du produit donne
Un retour peut aussi être inutile
Après le premier passage, choisir et dans donnerait . En remplaçant, on obtiendrait seulement : le deuxième passage aurait défait le premier. Cette identité ne fournit aucune valeur. Continuez plutôt à dériver le facteur trigonométrique. Un retour utile donne une équation comme , où le coefficient de est non nul.
Démarche à montrer à l’examen : nommez l’intégrale recherchée; écrivez les deux choix de et de ; conservez signes et facteurs constants devant l’intégrale suivante; remplacez l’intégrale qui réapparaît par son nom; résolvez l’équation; dérivez le résultat. Pour des intégrales définies, gardez les mêmes bornes dans toutes les intégrales et évaluez les deux extrémités de chaque terme entre crochets.
Trois questions progressives : répéter, reconnaître, puis réutiliser
Utilisez les indices dès que vous en avez besoin. L’exemple résolu fait réapparaître l’intégrale; la première question montre une autre raison de répéter la méthode.
1. Réduire deux fois un polynôme
Trouvez . Expliquez pourquoi répéter l’intégration par parties est utile ici, puis vérifiez votre réponse par dérivation.
Indice
Dérivez chaque fois le polynôme : devient , puis une constante. Intégrer conserve sa forme.
Réponse expliquée
Choisissez d’abord , . Intégrez ensuite par parties l’intégrale restante , avec et . En gardant les égalités intermédiaires à une constante additive près, on obtient
Le degré du polynôme diminue; aucune équation avec l’intégrale de départ n’est nécessaire. La dérivée vaut . Cette vérification contrôle tous les coefficients.
2. Conserver un nouveau facteur exponentiel pendant le cycle
Trouvez . Ne recopiez pas le facteur de la réponse de l’exemple. Montrez l’équation produite par deux intégrations par parties et vérifiez la primitive obtenue.
Indice
Utilisez et . Dérivez le cosinus ou le sinus et intégrez l’exponentielle. Chaque intégration de introduit un facteur .
Réponse expliquée
Avec les fonctions à borne fixe de l’indice, les deux passages donnent
La borne inférieure contribue à la première ligne et zéro à la deuxième. Remplaçons la deuxième équation dans la première :
Cette expression vérifie . La famille demandée est donc
Vérifions par dérivation :
Le dénominateur 5 vient de la résolution de l’équation. Ce n’est pas une formule d’intégration par parties à mémoriser.
3. Conserver les bornes dans un calcul d’intégrale définie
Calculez en intégrant deux fois par parties directement avec ces bornes. Donnez une réponse exacte et vérifiez son signe.
Indice
Posez . Une primitive de est . Dans le deuxième terme entre crochets, la valeur en zéro n’est pas nulle.
Réponse expliquée
Dérivez le facteur trigonométrique à chaque passage et conservez l’intervalle :
Le deuxième terme entre crochets vaut . Le remplacement donne , d’où
Pour une vérification indépendante, a pour dérivée . La différence redonne la valeur exacte. De plus, l’intégrande est strictement positif à l’intérieur de l’intervalle et inférieur à ; ainsi, . Aucune constante arbitraire ne s’ajoute à la réponse numérique finale.
Si un coefficient ou un signe a changé de façon inattendue, repérez la première ligne concernée et refaites ce passage avant de reprendre la question complète. Pour choisir parmi plusieurs méthodes, revenez aux exercices mixtes ci-dessous.
6. Décomposer en fractions partielles
La décomposition en fractions partielles, aussi appelée décomposition en éléments simples, réécrit une fonction rationnelle, c’est-à-dire un quotient de polynômes. Elle défait une mise au même dénominateur pour faire apparaître des termes dont on connaît les primitives. Avant de décomposer, effectuez la division polynomiale si le degré du numérateur est supérieur ou égal à celui du dénominateur. Vérifiez aussi si une simplification de facteurs ou une substitution directe suffit.
Exemple résolu : deux facteurs linéaires distincts
La fraction suivante est propre : le degré de son numérateur est inférieur à celui de son dénominateur. Le dénominateur contient deux facteurs linéaires distincts. On essaie donc un numérateur constant au-dessus de chacun. Appelons et les coefficients réels inconnus :
Mettre le membre de droite au même dénominateur donne le numérateur . Pour que les expressions soient égales partout où elles sont définies, leurs numérateurs polynomiaux doivent être identiques :
Ainsi, et , d’où et . On intègre maintenant la somme équivalente :
Pour vérifier, dérivez puis remettez les fractions au même dénominateur. Les expressions entre les barres de valeur absolue peuvent être négatives alors que la fonction rationnelle initiale reste définie. La valeur absolue rend l’argument de chaque logarithme positif, comme l’exige le logarithme réel. On conserve les exclusions et .
Le dénominateur seul ne détermine pas la méthode
Dans , le numérateur est exactement la dérivée du dénominateur. La substitution donne directement . Les fractions partielles fonctionnent aussi et donnent . Ces expressions coïncident partout où le dénominateur est non nul.
Le numérateur de l’exemple résolu, , n’est pas un multiple constant de . Une substitution directe ne règle donc pas tout le calcul. On peut isoler une partie proportionnelle à la dérivée du dénominateur, mais il reste une autre partie à intégrer.
Reconnaître les autres formes
Dans les formes suivantes, , et sont des coefficients réels inconnus à déterminer en identifiant les numérateurs. On utilise pour éviter de confondre un coefficient avec la constante d’intégration . Pour un facteur répété, il faut prévoir toutes les puissances jusqu’à celle qui apparaît au dénominateur. Après la division éventuelle, un dénominateur conduit à la forme :
Un polynôme quadratique irréductible ne se factorise pas en facteurs linéaires réels. Un tel facteur, par exemple , demande un numérateur de degré au plus un : . Il peut mener à des logarithmes et à des arctangentes. Un dénominateur qui ne se décompose pas en facteurs linéaires réels ne marque donc pas la fin de la méthode.
Par exemple, séparer les deux termes du numérateur fait apparaître deux formes connues :
7. Combiner les méthodes et vérifier le domaine
Plusieurs méthodes peuvent se succéder. Dans , écrivons . On pose , puis on intègre par parties :
Après une substitution, posez-vous de nouveau la question : quelle est la structure de la nouvelle intégrale?
Une primitive se considère sur un intervalle
Dans l’exemple de fractions partielles, l’intégrande n’est défini ni en ni en . La formule de la primitive est valable sur chacun des trois intervalles séparés par ces points. Les constantes choisies sur des intervalles différents ne sont pas forcément égales.
N’appliquez pas directement la différence des valeurs aux bornes en traversant une singularité sans vérifier les intégrales impropres correspondantes. Par exemple, diverge au sens usuel des intégrales impropres. Substituer les bornes dans pour annoncer zéro est incorrect.
Quand reconsidérer une méthode et comment vérifier
Dérivez la réponse proposée et simplifiez jusqu’à retrouver l’intégrande initial. Vérifiez les signes, les facteurs constants et l’intervalle sur lequel les deux expressions sont valables. Un test numérique ponctuel peut révéler une erreur, mais il ne prouve ni une identité ni la convergence d’une intégrale.
Si votre essai laisse une intégrale plus difficile, réexaminez le choix. Des identités trigonométriques, une substitution trigonométrique, plusieurs intégrations par parties ou d’autres outils peuvent être appropriés. Certaines fonctions continues, dont , possèdent des primitives qui ne s’expriment pas à l’aide des fonctions élémentaires : combinaisons finies des fonctions algébriques, exponentielles, logarithmiques, trigonométriques et trigonométriques réciproques usuelles. On peut tout de même approcher numériquement leurs intégrales définies sur des intervalles finis. L’échec d’une méthode ne prouve pas l’absence de primitive élémentaire.
Lorsqu’il reste un radical quadratique, comparez ci-dessous les substitutions par le sinus, la tangente et la sécante. Choisissez l’identité et l’intervalle angulaire, puis vérifiez le signe avant de calculer.
8. Substitution trigonométrique : choisir selon le radical et son signe
Une substitution trigonométrique peut transformer un radical quadratique en une expression trigonométrique connue. Vérifiez d’abord si un changement de variable ordinaire suffit : la présence de peut rendre le choix efficace. Sinon, comparez les trois formes ci-dessous. Soit une constante fixée; le nouvel angle est mesuré en radians. Ici, .
Trois radicaux, trois identités
Le carré d’une constante moins celui de la variable : pour , choisissez le sinus, car .
Cet intervalle couvre et donne . Si le radical est au dénominateur, excluez et utilisez l’intervalle angulaire ouvert. Pour un exemple complet avec retour à , consultez la question 6(b) : substitution par le sinus pour une différence de carrés.
Une somme de carrés : pour , choisissez la tangente, car .
Cet intervalle couvre tous les réels et donne , même lorsque . Consultez la solution 6 : substitution par la tangente avec changement des bornes pour un exemple complet d’intégrale définie. Ces exemples liés sont des exercices originaux présentés dans le contexte de MATH 205 à Concordia; ils peuvent servir d’exercices thématiques dans d’autres cours, sans constituer des évaluations officielles.
Le carré de la variable moins celui d’une constante : pour , choisissez la sécante, car . Commençons par la branche :
Ici, et sont positives. Le radical est aussi réel pour , mais cette branche exige un autre choix d’angle et de signe. La règle générale est pour tout réel ; c’est l’intervalle choisi pour l’angle qui permet d’enlever la valeur absolue. En , vérifiez l’intégrande initial avant d’inclure une extrémité.
Exemple résolu : la sécante sur la branche positive
Trouvez la primitive suivante pour :
Avec sur , remplacez ensemble le radical, le dénominateur et la différentielle :
Revenez entièrement à . La substitution donne et . La fonction réciproque du cosinus, , prend ses valeurs dans ; ici, elle donne un angle dans . Ainsi,
Vérifiez par dérivation : posons . Sur cette branche positive, ; la dérivée vaut donc
On retrouve l’intégrande initial. La condition sur la branche intervient dans la substitution comme dans la vérification par dérivation.
Repérer l’erreur de signe sur la branche négative
Pour , on peut encore choisir , cette fois avec . Sur cet intervalle, et , donc
Par exemple, donne et . La racine carrée vaut , alors que est négatif. Réutiliser la simplification de la branche positive inverserait le signe. Travaillez séparément sur chaque intervalle connexe; la constante d’intégration d’une branche ne détermine pas celle de l’autre.
Trois vérifications progressives
Utilisez ces questions pour vous exercer; ouvrez une réponse quand cela vous aide. Écrivez la substitution, l’intervalle angulaire et la différentielle avant de simplifier les facteurs.
1. Reconnaître et préparer
Pour , où est réel, choisissez une substitution. Donnez , un intervalle angulaire et le radical simplifié en justifiant son signe.
Vérifier la mise en place
Prenez avec . Alors et , puisque sur cet intervalle. L’identité utilisée est .
2. Réutiliser la méthode dans une nouvelle intégrale
Pour , calculez l’intégrale ci-dessous. Expliquez pourquoi le signe de la racine et la fonction trigonométrique réciproque choisie conviennent à cet intervalle.
Vérifier le calcul
Choisissez , avec . Alors et . Après simplification,
Comme , l’angle appartient à . La dérivation donne , en utilisant .
3. Analyser une branche moins familière
Pour , une personne pose , avec , puis écrit . Corrigez le signe et déterminez si l’expression différentielle ci-dessous devient ou :
Vérifier le diagnostic
Ici, , donc . Avec ,
De plus, , tandis que l’intégrande initial est négatif pour , ce qui confirme le signe moins. Le mauvais signe de la racine donnerait le résultat opposé.
Si un signe ou une substitution vous semble incertain, un tuteur peut comparer les trois identités avec vous, choisir un intervalle angulaire et vous aider à vérifier chaque facteur avant un nouvel exemple. Vous pouvez partir des bases. Les séances de tutorat sont actuellement offertes en anglais.
9. S’exercer à choisir avant de calculer
Pour chaque exercice, justifiez votre première étape en une phrase. Vérifiez une primitive en la dérivant; pour une intégrale définie, contrôlez les bornes transformées et le calcul aux bornes. Ajoutez seulement aux intégrales indéfinies et précisez les restrictions.
Niveau 1 : une première étape suggérée
1. Faire correspondre une dérivée. Choisissez . Quel facteur constant compense la différence entre et le numérateur accompagné de ?
2. Réduire un facteur. Essayez . Trouvez soigneusement avant d’appliquer l’intégration par parties.
Niveau 2 : moins d’indices
3. Comparer les indices. Expliquez pourquoi ces deux quotients suggèrent des primitives usuelles différentes.
4. Éviter le travail inutile. Simplifiez avant de choisir une technique particulière.
5. Décomposer et justifier. Trouvez les deux coefficients et indiquez les intervalles permis.
Niveau 3 : choisir sans indication
6. Choisir et justifier une démarche. Expliquez en quoi chaque étape aide.
7. Garder des bornes cohérentes. Calculez l’intégrale et expliquez votre première étape.
8. Analyser une réponse fausse. Une personne affirme que pour . Dérivez la primitive proposée. Expliquez pourquoi « diviser par la dérivée intérieure » échoue ici.
10. Solutions expliquées
Solution 1 : ajuster le facteur constant
Avec , on a . Le numérateur accompagné de fournit donc :
Les barres de valeur absolue sont inutiles ici, car pour tout réel . Pour vérifier, dérivez : .
Solution 2 : intégrer par parties
Choisissons , , et . La dérivation réduit le facteur et l’intégrale restante est une intégrale de sinus :
Le signe plus vient de la soustraction d’une intégrale dont la primitive contient déjà un signe moins. La réponse est valable pour tout réel .
Solution 3 : distinguer logarithme et arctangente
En (a), donne . La réponse est donc . En (b), on reconnaît la forme usuelle de l’arctangente. On peut aussi poser , donc et :
Les deux réponses sont définies pour tout réel . Le dénominateur commun ne rend pas les numérateurs interchangeables.
Solution 4 : simplifier en conservant l’exclusion
La factorisation donne , mais seulement pour . On intègre donc le polynôme :
Cette réponse s’utilise sur l’un ou l’autre des intervalles qui évitent , avec une constante indépendante sur chaque intervalle si nécessaire. La simplification raccourcit la formule sans rétablir le point exclu du domaine initial.
Solution 5 : déterminer les coefficients et les intervalles
Écrivons . L’identification des numérateurs donne et . Ainsi, et , puis :
La primitive s’utilise sur , ou , avec une constante indépendante sur chaque intervalle si nécessaire. La dérivée se remet au même dénominateur :
Solution 6 : substituer, puis intégrer par parties
Posons , donc . On intègre ensuite par parties : on dérive le facteur et on prend comme primitive de .
En dérivant, les termes supplémentaires s’annulent. Il reste l’intégrande initial. La réponse est valable pour tout réel .
Solution 7 : transformer les deux bornes
Avec , on a ; les bornes deviennent et . Une primitive de est :
Il s’agit d’une valeur numérique, donc on n’ajoute pas de constante .
Solution 8 : repérer le terme oublié
Pour , la dérivée de la réponse proposée est :
Le terme supplémentaire prouve que la réponse est fausse. Diviser par une dérivée qui dépend de la variable introduit un facteur dont la dérivée doit aussi être prise en compte. Une dérivée intérieure constante, comme dans , se comporte autrement.
Réutiliser ce raisonnement dans la prochaine intégrale
Avant de calculer, demandez-vous ce que votre première étape accomplit. La substitution devrait réorganiser une composition; l’intégration par parties devrait laisser une intégrale plus facile à traiter; les fractions partielles devraient faire apparaître des termes rationnels plus simples. Une simplification peut rendre ces techniques inutiles.
Ensuite, expliquez pourquoi la méthode a aidé et vérifiez la réponse par dérivation. Cette habitude s’applique à de nouveaux problèmes plus facilement que le simple souvenir de la formule utilisée dans un exemple.
Pour approfondir
Les explications et les figures de cette leçon sont originales. Pour les résultats usuels, d’autres exemples et des exercices supplémentaires, consultez Calculus Volume 2, de Gilbert Strang et Edwin Herman, publié par OpenStax. Les sections suivantes sont en anglais :
- Section 1.5 : substitution
- Section 3.1 : intégration par parties
- Section 3.4 : fractions partielles
- Section 3.5 : autres stratégies d’intégration
- Section 3.6 : intégration numérique
- Section 3.7 : intégrales impropres
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